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L'opposition serait-elle un faire-valoir ?




Dans l'entretien qu'il accorde à EL-WATAN du 28-12-2016, le politologue considère que l'on assiste à une reproduction des même pratiques et des mêmes représentations de pouvoir, sous une nouvelle forme avec une opposition conciliante.


Mais pour éclairer les lecteurs, ses exemples consistent dans des généralités (ressassées dans des journaux qui se distinguent dans leur opposition au « pouvoir « ) : l'arbitraire, dysfonctionnement de l'administration, absence de débat national, manque de respect et persécution des opposants que le régime aurait sécrété ( kafkaÏen ! ), justice aux ordres .





A propos de justice, il rappelle le travail sur « sa » réforme qu'a produit le regretté M.ISSAD,qui s'est heurté, pour son application, à une bureaucratie et à une maffia, malgré la volonté du Président BOUTEFLIKA ( nous ne pouvons passer sous silence que c'est la première fois qu'un intellectuel « opposant » admette la volonté du président de réformer ).


La participation de l'opposition est perçue comme une caution forte au régime parce qu'intéressée par des intérêts financiers et de pouvoir, non par une conviction à un projet national, des actions de moralisation de la vie publique ; elle ne possède aucune culture politique et toute la société est prise dans un engrenage d'où il est difficile de se désengager.
« L'état et ses institutions sont court-circuités par des réseaux d'intérêts divers des forces occultes qu'a fait naître un processus historique dont l'origine remonte au lendemain de l'indépendance ». L'issue de cet enfermement pour notre politologue réside dans la mobilisation citoyenne et aux hommes politiques à être plus « magnanimes » envers les compétences nationales.



Dans sa réaction à la question sur le « discours alarmiste » qui évoque les menaces extérieurs, il situe le problème dans le comportement des responsables et de leurs décisions politiques, « les algériens et les algériennes sont attachés à la patrie, ce sont les menaces internes qui sont dangereuses parce que produites par la mauvaise gestion politique et économiques »

Cette perception qu'à M. ROUADJIA de la situation politique de notre pays nous interpelle et nous conduit à tenter de l'interpréter et de porter notre propre regard sur ses mécanismes.
L'état de désorganisation généralisé qu'il invoque et aussi « arbitraire » que l'arbitraire qu'il dénonce. Une analyse politique repose sur des faits. S'il fait référence aux « soi-disant » scandales, qui ont fait la « une » de certains journaux à la recherche du « sensationnel », nous lui rappelons que les informations dont ils « abreuvent » leur lectorat sont écrites au conditionnel et reposent quasiment sur des sources non identifiables – anonymes, « autorisées », d' « observateurs non identifiés » …-

D'autre part, l'existence même de ces médias et la virulence de leurs propos battent en « brèche » l'argument de « faire taire » l'opposition.
Le débat national est présenté comme un droit « formel » mais refusé systématiquement par les autorités, sans qu'il nous éclaire sur les sujets à débattre et avec quels acteurs. A supposer que c'est avec les partis politiques, « ne sont-ils pas enfantés par le régime et constituent sa clientèle par les prébendes qu'elle perçoit en retour ? » Nous a-t'il dit.

Par ailleurs, puisque ces partis ne sont pas fondés sur une conviction et un projet national, de quoi débattraient-ils ?.
L'autre point noir, qu'est la justice, est du en grande partie, nous dit-il, à l'opposition de forces occultes et plus puissantes que le Président qui, pourtant, était favorable à la réforme de la justice initié par le regretté M.ISSAD.
Au-delà du détournement des modalités d'application ou de mise en forme de cette réforme, s'est-on posé la question de savoir si elle pouvait être assimilée par le corps de notre magistrature ? En d'autres termes, cette réforme, même parfaite en théorie, était-elle transposable à l'organisation qui lui préexistait – le profil des ressources humaines s'y prêtait-il ? Autant de questions à se poser avant de trancher.

Il nous dit aussi que l'opposition donne une caution forte au régime pour des intérêts, n'aurait aucune conviction ….. et se complait de la situation sociale ( !?).
C'est un vrai paradoxe au regard de leur dénonciation des politiques économiques et sociales, de la « fraude électorale », du tapage médiatique, des joutes et des violences verbales au sein du parlement, de leur remise en cause des décisions économiques – ce serait fastidieux de reprendre ce qui est de notoriété publique – ou ne serait-ce qu'agitations destinées à la consommation publique ?-.Un régime qui crée des partis, les manipulent en organisant des mises en scènes sur un théâtre national, tout les tenant en laisse par la « carotte, est en parfait régime qu'a conçu son géniteur pour notre société ; l'autre performance, il permet son équilibre par sa reproduction du fait qu'une vraie opposition est factice : il est diabolique ! Et mérite notre « admiration ».

Mais en parallèle l'état et ses institutions sont court-circuités par des réseaux d'intérêts divers nés d'un processus historique – on se perd dans la recherche des causes : processus, ou régime doté d'une force maléfique non identifiable -.



L'issue salutaire de cet enfermement ne peut provenir que par la mobilisation citoyenne et des compétences marginalisés en raison de leurs opinions politiques » dit-il, comment ? Quelle forme prendrait cette mobilisation citoyenne ?
Quant aux compétences marginalisées, le « régime » doit-il faire « amende honorable et leur faire appel ? Pourquoi ces compétences qui ont leurs propres opinions ne s'organisent-ils pas et faire prévaloir leur projet auprès de l'opinion publique, en s'investissant dans la bataille électorale ? La réponse/refuge est connue : fraude électorale avec ses attributs – verrouillage médiatique, diabolisation et persécution – (si la mobilisation citoyenne était effective, elle se manifesterait pour son candidat comme nous l'observons ailleurs ) .
Questionné sur le discours « alarmiste » de menaces extérieures, il saisit la perche tendue pour « clouer sur le pilori « les décideurs » qui tendraient le « bâton » aux puissances étrangères, en les isolant des algériennes et des algériens, de manière tendancieuse, qui seraient des « patriotes » : l'esquive est criante !

Dans les faits, les algériens (iennes) sont « branchés » et sont soumis quotidiennement au matraquage médiatique international et il faut le dire d'une certaine presse nationale, susceptible d'influencer négativement les populations en fonction de leur orientation idéologique ou politique .
Cette « opportunité » peut être exploitée, soit par hostilité, soit par des visées néocoloniales qui faciliterait la collusion d'intérêts, entre certains nationaux et ceux de certaines puissances étrangères : c'est ce probable scénario qui constitue la menace ! – la déstabilisation du Moyen-Orient et de nos voisins africains nous dictent la « vigilance » -.
ROUADJIA, politologue, nous décrit une vision de la pratique politique dans notre pays, « redondante ».On la retrouve dans pratiquement tous les discours d''une bonne partie de l'opposition – cette opposition, qui pourtant, il stigmatise dans son ensemble -, et de groupes « auto proclamés démocrates ». Il ne nous offre pas une analyse originale, si ce n'est des généralités récurrentes – un régime politique égal à lui-même qui se reproduit sous une façade démocratique, maître du jeu politique, manipulateur, diabolique, persécuteur et pour clore bâillonne l'expression libre et politique -. Encore plus grave ! L'état et ses institutions sont court-circuités


Par qui ? par des réseaux d'intérêts ! Qui les a constitué ou ordonné : il ne le dit pas ! Au lecteur de le deviner.


Parions que c'est le régime ( !?) ; mais ce régime, il ne nous le définit pas ! Quelles sont ses mécanismes ? On n'est pas éclairé : ça doit probablement ressembler à un jeu d' « ombres » (!?).
Par ailleurs, on se demande légitimement quelle est son « modèle » d'organisation politique ou son système politique référentiel .Il ne l'identifie pas. On peut nous rétorquer d'être autistes à ses signaux : tous les signes de la démocratie occidentale sont contenus dans son discours. Ah ! Cette démocratie que le « régime » fuit : il craint la souveraineté des citoyens, que le pouvoir lui échappe, qu'il ne sera plus le maître du jeu – même si les institutions sont court-circuités ( !?) –
Dans un pays « kidnappé, pour le seul intérêt des kidnappeurs ! » – c'est un « délire paranoïaque » et non une analyse politique – situation « chaotique » d'un pays entre les mains de despotes qui demande secours à la communauté internationale-.

D'autre part, affirmer que les partis politiques sont le produit d'un système politique global, qu'ils sont sécrétés par lui, c'est faire offense aux partis qui se sont opposés au « pouvoir » d'état au lendemain de l'indépendance – comme le FFS – ou ceux constitués après l'ouverture démocratique et qui activaient sous d'autres formes ou encore d'autres nés dans la douleur après avoir su bi les affres des geôles.
De plus, la contradiction dans l'argumentaire, c'est dire qu'ils sont « diabolisés et persécutés » par un régime qui les aurait enfantés ( !?).
Dans les faits, ces partis sont aussi virulents envers les autorités, qu'il ne l'est. Leurs activités politiques se résument à vitupérer et incriminer le Gouvernement, qu'à séduire les citoyens en leur proposant une alternative politique et économique qui entraînerait leur adhésion. Ils peinent à la concevoir en dehors du cadre politique actuel parce que les conditions sociales et économiques les y contraignent. Pas plus que ROUADJIA qui se complait à souffler dans le même sens tout en les « égratignant » ( !?).

La mobilisation qu'il prêche, sans encadrement politique – par les partis politiques- mènera à l'aventure et livrera le pays à l'ingérence étrangère – les exemples font l'actualité internationale-.
Notre appréciation sur la position de notre politologue est qu'il exprime une opposition au pouvoir actuel et qu'il exprime sans ambiguïté – c'est son choix !-. Mais on aurait souhaité qu'il nous gratifie d'une analyse politique objective en tant qu'intellectuel et politologue.
Quant à nous, en tant que curieux, observateurs et attentifs aux « remous » de notre société et de son histoire, nous contribuons, à tenter de restituer, schématiquement le mouvement et le changement qui se sont opérés en son sein.
Notre guerre d'indépendance a été mené sous l'égide du FLN ou s'était fondu tous les partis du mouvement national.
Au lendemain de l'indépendance, ce parti a été maintenu comme l'unique organisation représentative de la société algérienne – ne nous arrêtons pas aux divergences d'acteurs politiques en déphasage avec la réalité du terrain -.

Dès l'ouverture politique, plusieurs partis ont été légalisés dont les plus représentatifs avaient été créés par les différentes sensibilités qui existaient au sein de l'ex-parti unique – miné par des contradictions internes qu'ils exprimaient - hormis le FIS qui s'était « approprié » la seule idéologie dominante dans notre pays –la religion musulmane – parce que partagée par l'immense majorité du peuple algérien, qui a mené à une tragédie nationale, et, que seule la réconciliation nationale a pu contenir, l'ensemble des autres partis n'étaient fondés ni sur une nouvelle idéologie – nationale – ni ne représentaient une classe sociale reposant sur des assises socio-économiques à l'exemple des sociétés occidentales – référence de nos « démocrates »-, qui dans leur ensemble ont des partis de droite ou de gauche, représentant les uns et les autres des intérêts économiques antagonistes –ex, notre parti d'extrême gauche « surfe » sur une idéologie d'importation, étrangère à notre conscience de classe-.

La nature sociale de notre politique socio-économique n'a pas engendré des classes franchement antagoniques – les travailleurs du secteur public qui sont encore majoritaires s'identifient à leurs outils de production et ceux du secteur privé ne sont organisés et souvent sont solidaires avec le patronat ou du moins ne leur manifestent pas leur hostilité -.

Les quelques mouvements de revendications sociales sont l'expression d'une société qui s'agrippe aux acquis sociaux et récuse le recul de leur « état social » - qui en fait évolue de l' « état providence » vers un état régulateur, sans pour autant marginalisé la population fragilisée.
En conclusion, quelle réflexion objecter à cette perception ou approche du « régime » ou de l'état, qu'exprime notre politologue –ils sont amalgamés dans l'entretien – partagée par ceux qui pensent transposer ipso-facto le paradigme démocratique occidental qui est l'aboutissement d'un processus historique du à l'évolution de leur société :

Nos chercheurs, nos intellectuels dans les différentes sciences humaines, qui se focalisent sur l'étude des sociétés occidentales, seraient « inspirés » de l'associer à des travaux de recherche, sur l'histoire sociopolitique de notre propre société pour saisir les valeurs culturelles qu'elle a cumulé et qui constituent les fondements de sa structuration actuelle et sa toile de fond desquelles émanent et se déploient les ressorts sociopolitiques et économiques qui la régissent.


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