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« Ouyahia doit faire ses ablutions avant de parler de Nahnah ! »



La sortie d’Ahmed Ouyahia sur le MSP et la référence à Mahfoud Nahnah suscite de vives réactions au sein du parti islamiste. « Ahmed Ouyahia est le dernier qui peut parler de Mahfoud Nahnah. Et avant de parler de lui, il doit se laver, faire ses ablutions. Nahnah est mort parce qu’il a été trahi par le système politique. Ouyahia représente ce système en faillite. Nahnah a été la victime de la fraude lors de l’élection présidentielle de 1995 et les législatives de 1997. Et tout le monde connaît le parti né avec les moustaches à cette date (RND). Un parti qui a utilisé la kalachnikov pour gagner les législatives de 1997. Le rapport d’enquête menée par la commission parlementaire à l’époque a été volé. C’est le RND qui a ‘kidnappé’ ce rapport », a déclaré Nasser Hamdadouche, président du groupe parlementaire du MSP, après le vote par l’APN du plan d’action du gouvernement.

Critiquant l’opposition au début de son intervention, le Premier ministre a cité le président et fondateur de Hamas, devenu Mouvement de la société pour la paix (MSP), comme l’exemple de l’opposant nationaliste. Ahmed Ouyahia a été chef du gouvernement entre décembre 1995 et décembre 1998. Il a donc eu à organiser les présidentielles de 1995 et les législatives de 1997.

« Ouyahia est en partie impliqué dans le crime consistant en l’exclusion de Mahfoud Nahnouh de la présidentielle de 1999. À l’époque, on avait porté atteinte au passé du cheikh relatif à sa contribution à la guerre de libération nationale. Et, aujourd’hui, sans aucune honte, Ouyahia fait de la surenchère en citant la méthode Cheikh Nahnah qui a fait passer l’intérêt de la patrie avant celui du parti. Qu’Ouyahia soit un homme et fais-en autant. Qu’il privilégie l’intérêt de l’Algérie à ses propres intérêts et ceux du parti. Mais, Ouyahia a des ambitions pour les prochaines présidentielles. Il a aujourd’hui prouvé qu’il n’est pas Premier ministre de tous les Algériens, mais d’une certaine catégorie », a dénoncé Nasser Hamdadouche.

« Ouyahia n’a pas changé ! »

Ouyahia est, selon lui, une personnalité partisane avant d’être un homme d’État. « Ouyahia représente un courant idéologique. Il s’est dévoilé en essayant de couvrir les scandales du secteur de l’Éducation en défendant Benghabrit. Au début des années 1990, le ministre de l’Éducation a démissionné à cause de fuites au Bac. Sous Benghabrit, combien de catastrophes ont été constatées dans l’organisation du Bac ? Malgré cela, Ouyahia persiste à protéger la ministre. Ouyahia n’a pas changé ! Il agit toujours selon la mentalité des années 1990. L’expertise qu’il a acquise à l’intérieur des rouages du pouvoir ne lui a pas servi à s’élever au rang d’homme d’État. Un homme neutre qui représente toutes les institutions de l’État », a souligné le député islamiste.

Abordant le volet économique, Nasser Hamdadouche a indiqué que le MSP n’est pas contre le choix du financement non conventionnel pour affronter le déficit budgétaire. « Mais, les conditions d’appliquer cette option et les mesures d’accompagnement ne sont pas réunies en Algérie pour qu’elle réussisse », a-t-il expliqué.

« Certains hommes d’affaires ont confisqué la décision politique »

« Celui qui a échoué à créer une économie diversifiée en dépensant des milliards de dollars par le passé ne peut réussir aujourd’hui en créant davantage de monnaie avec une moyenne de 20 milliards de dollars par an. Nous n’avons pas d’économie réelle. Donc, nous ne pouvons pas parler de souveraineté financière », a souligné M. Hamdadouche.

Ahmed Ouyahia a justifié le choix du financement non conventionnel par la défense de « la souveraineté et l’indépendance financières » de l’Algérie. Pour le député du MSP, le pouvoir n’a pas le courage de s’attaquer aux dossiers de l’informel, de l’évasion fiscale et du non-remboursement des crédits bancaires. « Des parties influentes sont impliquées dans ces dossiers. Des parties proches des centres de décision. Ils n’oseront donc jamais s’en prendre au marché parallèle ou au Square (Port Said à Alger) ni à la fuite des capitaux en milliards de dollars à travers la surfacturation lors des opérations d’importation. Ils ne veulent pas que des hommes d’affaires bien introduits rendent des comptes. Ils refusent d’évaluer leurs projets ou de leur demander de rembourser leurs crédits bancaires », a déclaré le député.

Il s’est interrogé sur la contribution de ces hommes d’affaires à l’amélioration du rendement de l’économie nationale, au développement de la production nationale, à la réduction de la facture des importations et à la lutte contre le chômage. « Certains hommes d’affaires ont confisqué la décision politique et ont fait main basse sur les institutions de l’État. Ils n’ont apporté aucune valeur ajoutée à l’économie nationale. En dépit de cela, ils sont protégés, bénéficient de largesses et de facilités fiscales », a-t-il accusé.


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