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La galère des nouveaux diplômés



Selon l’enquête de l’Office national des statistiques (ONS) d’avril dernier, le taux de chômage chez les universitaires est de 17,6%. Malgré toute la panoplie des formations proposées par l’université algérienne à travers ses différentes structures, les diplômés n’arrivent pas à se placer sur le marché du travail et les entreprises ne réussissent pas à trouver les compétences recherchées. Maîtriser le chômage passe par l’adaptation de la formation à l’offre sur le marché du travail. Or, sur ce plan, beaucoup reste à faire pour accueillir sur un marché du travail, sans cesse en évolution, les masses de diplômés qui sortent annuellement de nos universités. Des diplômés, dont l’insertion professionnelle se fait de manière très difficile, avec les exigences de plus en plus nombreuses et pointues des entreprises. Lesquelles sont en déconnexion avec le monde de l’enseignement supérieur. Cette problématique a été maintes fois posée, mais sa prise en charge tarde à se faire. Ce qui explique d’ailleurs la hausse du taux de chômage chez les universitaires, avec un taux, rappelons-le, de 17,6%, en avril dernier, selon l’enquête de l’Office national des statistiques (ONS). Avec toute la panoplie des formations proposées par l’université algérienne à travers ses différentes structures, les diplômés n’arrivent pas à se placer sur le marché du travail et les entreprises ne réussissent pas à trouver les compétences recherchées. «Les filières universitaires sont académiques et rarement professionnelles», expliquent les experts à ce sujet pour justifier cette déconnexion entre les deux mondes.  D’où la nécessité de nouer le contact entre les deux parties en travaillant dans un cadre collaboratif, préconisent encore les experts. Car, pour l’heure, chacun navigue de son côté. D’une part, l’université assure faire des efforts pour répondre à la demande exprimée par les entreprises, et de l’autre, les opérateurs économiques s’engagent à communiquer sur leurs besoins en ressources humaines pour mieux cibler les formations universitaires. Mais comment assurer la synergie ? Réformes Justement, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), tout en rappelant que des efforts ont été accomplis pour adapter la formation à la demande du terrain en réduisant, entre autres, le nombre de spécialités de 6000 à 800 et actuellement en mettant le cap sur les filières techniques, annonce d’autres changements. Il s’agit de passer à un stade supérieur, autrement dit, assurer un ancrage juridique pour la relation entreprises-université. C’est-à-dire institutionnaliser ce rapport via un texte de loi en préparation, selon Noureddine Khouali, représentant du MESRS, qui intervenait la semaine dernière lors d’une rencontre consacrée à ce sujet qui fait débat depuis des années. La promesse est donc aujourd’hui aux réformes. En attendant que ces engagements soient mis en œuvre pour formaliser le lien entre l’université et le monde de l’entreprise, la place est aux initiatives. Elles émanent de quelques universités (à l’exemple de celle Constantine) qui ont lancé les bureaux de liaison Entreprise-Université, appelé Bleu. Des initiatives appelées à se généraliser à la faveur du projet «De l’université au monde du travail» mis en œuvre depuis septembre 2016 (jusqu’à mars 2019) par le Bureau international du travail (BIT) en partenariat avec les institutions algériennes. Objectif : accroître l’employabilité et l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. A travers ses différentes phases, le projet concerne trois universités : Béjaïa, Tlemcen et Biskra et vise essentiellement à renforcer les aptitudes des étudiants en techniques de recherche d’emplois et d’entrepreneuriat et à   adapter la formation universitaire aux exigences du monde du travail. Assurer l’employabilité Une fois validées, les recommandations pourraient être généralisées aux autres universités. Et à partir de là, mettre en application des solutions pour faciliter l’employabilité des diplômés. Et ce d’autant, comme nous le dira Mohamed Yacine, consultant : «La mutation socioéconomique que connaît le monde en général via la numérisation et l’Algérie en particulier impose de faire face à certains challenges, tels que la diversification de l’économie et la diminution du taux de chômage, surtout que la massification rapide couplée à une lenteur d’adaptation des formations aux besoins des secteurs économiques et institutionnels, le manque de diversité du tissu d’entreprises algériennes fait que le nombre important d’étudiants ne trouve pas assez d’entreprises en face pour absorber ces masses de jeunes diplômés.» L’autre facteur soulevé par notre consultant auprès du BTI concerne l’insuffisance du nombre de jeunes entrepreneurs étudiants accompagnés en pré- incubation dans certaines universités pour créer leurs propres entreprises. «Là encore, le chiffre ne dépasse pas 5% de taux de création d’entreprises ; cependant, ce chiffre est dans la tendance mondiale, même si l’Algérie dispose de l’un des dispositifs de soutien à l’employabilité et la création d’entreprises les plus complets du monde selon Global Entrepreneurs Ship Network», précisera Mohamed Yacine pour qui la problématique se pose à deux niveaux. La première a trait à la réponse immédiate aux demandes insatisfaites des recruteurs (entreprises ou institutions), et la deuxième touche à l’anticipation des besoins et même les avantages concurrentiels en terme d’économie algérienne diversifiée. «Ce double challenge concerne dans l’immédiat des secteurs tels que l’industrie agro-alimentaire, le management et les postes d’encadrement en général, la gestion des ressources humaines, les langues, la comptabilité, électronique et électricité industrielles mais surtout tout ce qui concerne le concept d’intra-entrepreneuriat avec tout ce que cela comporte comme ‘soft skill’ ou compétences interpersonnelles, telles que la communication, la prise d’initiative, l’autonomie», expliquera encore Mohamed Yacine.  Pour ce dernier, en finalité, les secteurs problématiques n’existent pas réellement, puisque l’université forme dans ce sens. A son avis,  recruteurs, offreurs de demandes d’emploi et formateurs de futurs employés ne parlent pas le même langage par rapport à la terminologie des métiers. Autant alors multiplier les contacts et les initiatives, écouter les uns et les autres comme le préconisera Amina Kaci, une étudiante de l’université de Béjaïa qui plaidera pour l’intensification des rapports entre l’université et l’entreprise, tout en mettant l’étudiant au centre de cette relation de manière à le préparer à l’insertion professionnelle ou au monde de l’entrepreneuriat.


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