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À 15 ans à peine, et déjà la fibre patriotique



A tout juste 15 ans, il a déjà des idées et des convictions, guidé par un esprit de militantisme et de liberté particulièrement précoce. Saïd dit Arezki Bellahsène, c’est de lui qu’il s’agit, né en 1941 à Makouda (Tigzirt dans la wilaya de Tizi-Ouzou), a vite fait de prendre une part active à la guerre de libération.
Avec son esprit vif, son âme de gamin, il cache malgré tout une grande émotivité et une sacrée audace. Encouragé par un milieu familial et une localité très impliquée dans le combat libérateur, le regretté moudjahid Saïd Bellahsène, connu par l’autre prénom Arezki, ne recule devant rien. Activant au sein du village Ichikar, dans la commune de makouda, à l’aube de l’année 1955, il ne tarde pas à rejoindre Alger en 1956 pour militer au sein du groupe de «choc» de La Casbah.
Il assume sa délicate mission avec un dévouement exemplaire, une détermination et un courage à ras-bord, au milieu de frères de combat nettement plus âgés.
C’est en 1960, alors qu’il n’a pas encore tout à fait bouclé la vingtaine, qu’il est arrêté par l’armée française et interné à la pension Barberousse, situé à un jet de pierre du domicile familial (Climat-de-France).
Transféré à la maison d’arrêt de Béni-Messous puis au camp du Maréchal à Tadmaït, le jeune moudjahid Arezki ne sera libéré qu’après une année d’emprisonnement et de graves sévices pour avoir gardé le silence et caché tous les secrets.
Libre à la fin de l’année 1960, il garde encore la fibre patriotique intacte, et renoue avec plus de rage et d’implication ses activités militantes, au sein du même groupe de «choc» de La Casbah, et ce, jusqu’à l’indépendance du pays. Très apprécié et reconnu à sa juste valeur, il devient en 1963 à seulement 22 ans, secrétaire au bureau politique avec Chérif Belkacem et ensuite Messaâdia. Incarnant au plus haut point l’amour du pays, feu Bellahsène devient membre élu de l’APC Casbah-Oued Koriche durant deux mandats avant d’être membre du Conseil populaire d’Alger.
C’est en 1985, qu’il est élu président d’APC à Oued Koriche qu’il dirigea jusqu’en 1990. Sur le plan professionnel, Saïd Arezki Bellahsène était cadre des années durant à la Sonatrach. A l’APC ou à la Sonatrach, il est toujours resté sociable, humble malgré les exigences et les responsabilités. Aussi, sa générosité et son humilité marquantes ont fait de lui l’ami de tous.
Décédé à l’âge de 77 ans, il y a quelques jours, le moudjahid Bellahsène est parti de manière discrète comme il a toujours vécu. A son enterrement (au cimetière de Bouzaréah), les nombreux présents étaient unanimes à dire que feu Saïd Bellahsène était un nationaliste jusqu’au bout des ongles et un brave type.
A son fils aîné Mohamed, son frère cadet Lounès (entraîneur national d’athlétisme), son neveu Saïd et à toute la famille Bellahsène d’Alger et de Makouda, nous présentons nos sincères condoléances et prions Dieu d’accueillir en Son Vaste Paradis le valeureux défunt.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»
Abdenour Belkheir


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