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L’Algérie renouvelle les accords jusqu’en 2030



L’Algérie renouvelle ses contrats gaziers avec l’Espagne jusqu’en 2030, via un accord signé entre Sonatrach et Gas Natural Fenosa, pour la livraison d’un volume équivalent à 40% des besoins de la compagnie espagnole, pour un montant global estimé à 30 milliards d’euros. Les négociations avec la partie italienne sont aussi achevées pour le renouvellement des contrats qui arrivent à expiration en 2019, selon des sources à Sonatrach qui devrait annoncer prochainement la teneur des nouveaux contrats et leur durée. Les nouveaux accords signés ne reproduisent pas, comme il fallait s’y attendre, le schéma des contrats à long terme, de 20-25 ans, en raison de la nouvelle conjoncture du marché gazier, l’évolution des prix et l’émergence de nouveaux producteurs — russes, américains, qataris, australiens —, qui ciblent de plus en plus le marché européen. Les négociateurs algériens et européens avaient tout de même des raisons de trouver un terrain d’entente, au vu des infrastructures de transport existantes ayant nécessité de gros investissements, et la proximité géographique qui reste un atout pour l’Algérie, en comparaison avec des fournisseurs plus lointains. Dans ce contexte, les nouveaux contrats signés, ou en voie de l’être, avec l’Espagne, l’Italie, la France et le Portugal notamment, oscillent ainsi entre 5 et 10 ans, selon Sonatrach, et permettent «une plus grande flexibilité», via «des clauses de révision des termes, tous les deux à trois ans environ», en fonction «des fondamentaux du marché», soit l’évolution des prix notamment. Au fil des négociations menées depuis des mois, les deux parties ont exposé chacune ses doléances et ses arguments, mais en partant du principe que la durée de 20 ans pour les contrats n’était plus à l’ordre du jour. Dans ce cadre, Sonatrach a plaidé pour «sa fiabilité» en tant que fournisseur de l’Europe et la nécessaire «sauvegarde de ses chaînes de valeur», alors que les clients européens ont avancé des arguments liés aux «indicateurs de marché» et le prix fluctuant du gaz. Des arguments ayant permis de raccourcir la durée des contrats et d’introduire de nouvelles bases de négociation. Vendeurs et acheteurs ont échangé, pour l’essentiel, sur le principe de «la sécurité de l’approvisionnement» pour les premiers et «la fiabilité» pour les seconds. Il est à noter que Sonatrach a annoncé, le 14 juin 2018, les premiers accords pour le renouvellement de son contrat d’achat et de vente de gaz avec l’espagnol Gas Natural Fenosa. Des accords qui permettent, selon un communiqué de Sonatrach, «de consolider sa position de principal fournisseur de gaz sur le marché espagnol et de renforcer la relation de coopération avec son partenaire historique Gas Natural Fenosa». L’accord confirme, selon le PDG de Sonatrach, «la qualité du partenariat de long terme entre les deux sociétés». Pour sa part, la compagnie espagnole souligne dans un communiqué que «cette signature est une étape importante pour continuer à renforcer l’alliance stratégique historique avec Sonatrach». Francisco Reynes, président de Gas Natural Fenosa, a souligné en outre «la stabilité de renouvellement de la fourniture de gaz à l’Espagne». Il estime qu’en plus «de contribuer à la sécurité de l’approvisionnement du marché espagnol, le volume d’approvisionnement est garanti par gazoduc à environ 30% de la consommation du pays».Il y a lieu de rappeler que les relations commerciales entre Sontrach et Gas Natural Fenosa ont débuté à travers des approvisionnements GNL au début des années 1970, puis se sont consolidées avec la réalisation des gazoducs Pedro Duran Farell (GPDF) et Medgaz. Sonatrach est également actionnaire dans la société Gas Natural Fenosa, depuis 2011, à hauteur de 4%. La même année, les deux compagnies avaient mis fin à leurs différends relatifs aux contrats de vente de gaz. En août 2010, la Cour d´arbitrage de Paris avait penché en faveur de Sonatrach dans le conflit qui l´opposait depuis 2007 à Gas Natural Fenosa sur le prix du gaz livré à l´Espagne, suite à la décision de Sonatrach de réévaluer les prix du gaz de 20%. La compagnie espagnole avait été condamnée à payer près de 1,5 milliard  d´euros, avec effet rétroactif, à Sonatrach.


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