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Coupe du monde 2018, le « sport power » russe en action



Si pour les fans, le football est un jeu qui oppose vingt-deux joueurs sur un terrain de 7000 m2, il est claire que pour l'Etat russe la chose semble différente et beaucoup plus importante que la taille d'un ballon rond et la superficie d'un terrain de foot. La dimension est d'ordre planétaire.
Cela relève du bon sens politique d'admettre, que pour un sport qui a drainé en 2014 plus de 3,2 milliards de téléspectateurs à domicile, il y a sérieusement de quoi penser géopolitique, en particulier quand on a l'ambition d'un Vladimir Poutine, celle de rendre à la Russie sa grandeur d'antan.
Le sport de manière générale et le football en particulier, offre cette possibilité d'affirmer sa puissance d'une manière inoffensive et civilisée en l'absence de guerres interétatiques comme cela était de coutume durant les siècles précédents.
Toutefois, la « guerre » qui oppose les 32 nations en lice dans la phase finale de la coupe du monde transcende la dimension sportive. Pour la Russie, c'est d'abord une occasion favorable d'afficher une nouvelle image rompant avec celle d'un pays souffrant de clichés hérités de l'époque du rideau de fer, et faisant de lui un haut lieu de la privation et du non-respect des droits de l'homme.
Il faut dire aussi que la conjoncture internationale, marquée par le bouleversement de l'ordre unilatéral américain, les succès militaires en Syrie et en Crimée, ainsi que l'échec de la tentative de déstabilisation provoquée par l'affaire Skripal, est favorable à la reconquête médiatique de l'échiquier mondial. Cela sans parler de l'élan patriotique que génère le ballon rond et qui servira comme substrat au renforcement de la cohésion russe. Par ailleurs, l'édition de 2018 se déroule sur fond de tensions au sein de l'alliance atlantique ; un bras de fer sans précédent et très tendu oppose les États-Unis à l'Europe au moment où l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et sous l'impulsion des présidents russe et chinois, recentre le libre-échange vers l'Est.
D'ailleurs, les 21 milliards d'euros investis pour accueillir près d'un million de visiteurs venus du monde entier, auront certainement des retombés positifs sur les économies des deux pays d'autant que la Chine est le plus grand partenaire commercial extérieur de la Russie.
En 2017 les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 84 milliards de dollars, une augmentation record de 20,8% par rapport à 2016, selon la Direction générale des douanes chinoise. En organisant le Mondial 2018, la Russie mise aussi sur le tourisme pour soutenir son économie surtout que ce secteur échappe aux sanctions économiques imposées à Mascou. Déjà en 2013, 27 millions de touristes étrangers ont visité le pays, générant un chiffre d'affaire de 11,2 milliards de dollars.
L'année 2018 devrait constituer un véritable boom. Mais en dehors de l'aspect économique, le tourisme est considéré par le Kremlin comme une priorité stratégique offrant, au demeurant, une vitrine positive d'un pays grand, moderne et qui n'a rien à envier à ses rivaux « capitalistes ».
En enchainant deux victoires consécutives, la première face à l'Arabie saoudite par un score lourd de 5 à 0 et la deuxième contre une équipe égyptienne pourtant très prometteuse, la sbornaya a déjà franchi le cap d'une qualification historique au deuxième tour de la compétition affichant par la même occasion une ambition à la hauteur des aspirations d'un peuple russe qui mérite lui aussi son trophée.


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