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Trois faits graves révélés par Bernard Bajolet et omis par nos médias



Par M. Aït Amara. – Réaction de la vierge effarouchée de certains médias aux propos d’un officier du renseignement français «infiltré» en Algérie sous le couvert diplomatique. Il s’agit bien évidemment de l’interview qu’a accordée l’ancien patron de la DGSE – le service d’espionnage français –, Bernard Bajolet, au quotidien Le Figaro et qui a fait se dresser les cheveux sur la tête de certains confrères en Algérie.

Dès lors, ce que certains chroniqueurs veulent montrer comme une attaque en règle contre notre pays ne sont que des gesticulations pour cacher le soleil avec un tamis. La réaction aussi vive que prompte aux déclarations de Bernard Bajolet est, il ne faut pas se leurrer, une affaire franco-française.

Au-delà de ce qui est considéré comme une charge contre l’Algérie – l’auteur des propos incriminés a donné un avis qui n’engage que sa personne, sachant qu’il n’occupe aucune fonction officielle –, la sortie de Bernard Bajolet révèle pourtant des faits inédits qui devaient être mis en avant au lieu de crier au loup.

D’abord, cette information qui a échappé aux commentateurs algériens courroucés d’apprendre que l’ancien ambassadeur de France à Alger «sait» que le président Bouteflika est malade : durant son parcours en tant qu’espion dans un costume de diplomate, Bernard Bajolet a fait quatre pays qui ont vécu les affres de la guerre civile et du terrorisme, à savoir l’ex-Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan et l’Algérie. L’ancien patron du renseignement, qui avait été désigné par Sarkozy à ses côtés au moment du renversement du régime libyen et de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, a donc suivi le même parcours que son homologue américain Robert Ford, lui-même officier du renseignement au sein de la CIA et qui a achevé sa carrière «sanglante» dans le bourbier syrien.

Simple coïncidence ? Difficile d’y croire.

Par ailleurs, Jean Chichizola, le journaliste du Figaro qui signe l’entretien, nous apprend que deux officiers de la gendarmerie et de la police françaises qui ont travaillé avec Bernard Bajolet sont morts dans deux attentats terroristes commis à Trèbes et contre le journal satirique Charlie Hebdo. Pourquoi ces deux officiers ont-ils été abattus ? Que savaient-ils sur les pratiques des services secrets français qui devaient impérativement être étouffées au risque de provoquer une crise diplomatique avec les pays où l’ancien ambassadeur a sévi ?

Simple coïncidence, là aussi ?

Enfin, Bernard Bajolet confirme, dans le même entretien – et cela aussi a été occulté – que la France a bel et bien financé et armé des milices en Syrie, mais que des désaccords avec ses alliés, la Turquie du dictateur islamiste Recep Tayyip Erdogan et les pétromonarchies arabes, ont faussé les calculs dans ce pays livré au chaos. L’ancien patron de la DGSE révèle qu’en Syrie, la France «a soutenu [des] groupes d’opposition à partir de 2011-2012 (…) mais les pays du Golfe et la Turquie n’ont pas eu les mêmes préoccupations», assène-t-il.

Ces faits importants ont été omis dans les commentaires indignés qui ont suivi cet entretien pourtant explosif pour des raisons autrement plus graves. Ces révélations mettent au jour des manœuvres qui touchent à la sécurité de notre pays, directement concerné par ces événements, dans le sens où Alger faisait partie des capitales où l’espion Bernard Bajolet a constitué des réseaux et des relais pour son successeur, Bernard Emié, lui-même officier du renseignement qui, dans une suite logique, lui succédera également à la caserne Mortier après son passage en Algérie.

Simple coïncidence encore ?

M. A.-A.


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