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La France a-t-elle lâché le pouvoir algérien ?



L’ancien patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a lancé des propos qui ont certainement fâché les tenants du pouvoir à Alger qui s’affairent à préparer la présidentielle de 2019.

Que se passe-t-il entre l’Algérie et la France ? Assistons-nous à une nouvelle guerre froide entre les deux pays ? Après une période de rapprochement étroit qui aura duré près de cinq ans sous la présidence de François Hollande en France, les relations bilatérales entre les deux pays traversent, à nouveau, une véritable zone de turbulences.

Et la situation va en s’aggravant, comme le confirment les actions et les déclarations des responsables des deux parties. La dernière en date est celle de l’ancien ambassadeur de France à Alger, Bernard Bajolet (2006-2008).

L’ancien patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a, en effet, lancé des propos qui ont certainement fâché les tenants du pouvoir à Alger qui s’affairent à préparer la présidentielle de 2019. Profitant de la sortie de son livre Le soleil ne se lève plus à l’est, l’ancien diplomate cite, dans une interview accordée au quotidien Le Figaro, ce qu’il considère comme les raisons qui empêchent l’évolution des relations entre les deux pays.

Selon lui, en plus de «la nomenclature algérienne, issue ou héritière de la Guerre d’Algérie qui a toujours besoin de se légitimer en exploitant les sentiments à l’égard de l’ancienne colonie», il y a aussi l’état de santé du président Bouteflika.

«Le président Bouteflika, avec tout le respect que j’éprouve pour lui, est maintenu en vie artificiellement. Et rien ne changera dans cette période de transition. Si ouverture il y a, il faudra aussi qu’elle soit réciproque avec, entre autres choses, l’ouverture des archives du FLN…», lance Bernard Bajolet.

Cette dernière déclaration a, sans doute, eu l’effet d’un choc pour les représentants du pouvoir algérien qui, visiblement toujours groggy, peinent à formuler une réponse. Aucune autorité ni aucun chef des partis au pouvoir n’ont osé, pour l’instant, répliquer à Bernard Bajolet. Que signifie ce silence ? L’ancien ambassadeur exprime-t-il publiquement ce que les responsables français pensent tout bas ?

La France a-t-elle lâché le pouvoir algérien ? En tout cas, la sortie de Bernard Bajolet a été précédée par une succession d’événements prouvant que rien ne va plus entre les deux pays. Tout a commencé avec le fameux tweet de l’ancien Premier ministre français, Manuel Valls, qui a diffusé une image du président Bouteflika très affaibli.

Le geste a suscité la colère d’Alger. Malgré les tentatives, de part et d’autre, de calmer les esprits et d’adoucir l’atmosphère surchauffée, la crise s’est installée. Elle s’est accentuée avec la polémique sur les visas demandés par des officiels algériens, présentés comme des «tricheurs».

Cette question a été également exploitée par les autorités françaises comme une arme contre l’Algérie, pour protester indirectement contre «une atteinte aux intérêts économiques français dans le pays».

Le dernier épisode dans cette guerre froide concerne la décision algérienne de lever la protection sécuritaire devant les représentations diplomatiques françaises en Algérie, en réponse au refus des autorités de l’Hexagone de placer une garde statique devant l’ambassade d’Algérie à Paris.


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