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Les autorités ont-elles répondu à une exigence américaine ?



Inédit ! D’anciens officiers supérieurs de l’ANP sont présentés devant le tribunal militaire de Blida, le même jour, et placés sous mandat de dépôt. Il s’agit de cinq généraux-majors et ex-hauts responsables de l’armée, en l’occurrence Lahbib Chentouf, Saïd Bey, Cherif Abderrazak, Menad Nouba (ex-commandant de la Gendarmerie nationale) et Boudjemaa Boudouaouar (ex-directeur des finances au ministère de la Défense nationale).

Un colonel, dont l’identité n’est pas encore révélée, fait l’objet aussi de la même décision. Ces anciens responsables sont, selon les premières informations, poursuivis pour «corruption» et «trafic d’influence» en lien avec l’affaire Kamel Chikhi, principal accusé dans le dossier des 701 kg de cocaïne saisis en juin dernier au port d’Oran. Cette rapide réaction de la justice militaire est sur toutes les lèvres depuis avant-hier. Pas du tout habitués à des opérations de telle envergure, les observateurs et l’opinion nationale sont toujours sous l’effet de la surprise. Ils s’interrogent d’ores et déjà sur les motivations de cette réaction spectaculaire.

A-t-elle pour seul but de montrer l’exemple dans la lutte contre la corruption ? La réaction des autorités répond-elle à une exigence internationale, notamment américaine ? Depuis l’éclatement de l’affaire de la cocaïne, l’opinion a assisté à une vague de limogeages sans précédent. Celle-ci a concerné, particulièrement, des hauts responsables au sein de l’armée et des services de sécurité.

Certes, officiellement, on n’a fait aucun lien entre l’affaire «El Bouchi» et ces mises à l’écart. Mais les révélations concernant les liens confirmés ou supposés de ces responsables et leurs progénitures avec le principal accusé dans l’affaire de la cocaïne laissent penser que les hautes autorités du pays auraient été contraintes de réagir de la sorte.

En juin dernier, rappelons-le, des titres de la presse nationale ont même affirmé que les Américains suivent avec intérêt le dossier. Selon certaines sources, citées par les mêmes médias, les Etats-Unis pourraient même intervenir pour poursuivre les personnes impliquées dans l’affaire. «Aux Etats-Unis, il existe une loi qui habilite différents organismes de sécurité dépendants de la CIA de poursuivre toute personne ou Etat qui utiliserait le dollar américain dans des transactions pour l’achat ou la vente de la cocaïne», soulignent les mêmes sources, précisant que «les réseaux des vendeurs en Amérique latine sont tous noyautés par les agents infiltrés de la CIA et des services secrets des pays sud-américains, notamment ceux de la Colombie, un des plus grands producteurs de cocaïne au monde».

Ainsi, ajoutent les mêmes sources, «les Américains ne se sont pas déplacés à Alger juste pour s’informer – car ils ont les noms des vendeurs et des acheteurs ainsi que leurs réseaux – mais pour mettre en garde les autorités algériennes sur le fait que si parmi les personnes impliquées il y avait des officiels, cela aurait des conséquences sur l’Etat également». Y aurait-il des pressions américaines sur les autorités algériennes ?


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