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Quand l’armée algérienne déjouait un raid aérien israélien sur Alger



Par Mohamed El Ghazi – Selon le Middle East Eye, dans sa version française, l’Algérie avait déjoué une attaque israélienne contre l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), réunie à Alger le 15 novembre 1988 pour la création de l’Etat palestinien.

Les faits remontent à octobre 1985 quand Israël décide de bombarder une ville de la banlieue du Sud tunisien du nom de Hammam Chott, située à 800 km d’Alger, l’objectif de cette attaque étant le siège de la Force 17 de l’OLP. Un coup dur est porté à la résistance palestinienne et de nombreux dirigeants furent tués lors de cette attaque.

L’effet surprise de l’aviation israélienne et le succès de son attaque à 3 000 km de ses bases avaient décidé Alger à évacuer le campement du Fatah palestinien de Tébessa vers El-Bayadh.

La même source a indiqué que l’éventualité d’une attaque israélienne est prise au sérieux par Alger, notamment suite à la décision de proclamer la création de l’Etat palestinien, trois ans plus tard. Pour y faire face, Alger avait procédé à des mesures de sécurité draconiennes, notamment la mise en place d’un dispositif défensif anti-aérien. «L’ensemble des radars et systèmes anti-aériens sont en alerte (…) Le sommet surplombant le quartier de Aïn Bénian, à quelques encablures du Palais des nations, a été choisi pour déployer les batteries de missiles anti-aériens (…) Les militaires reçoivent l’ordre d’établir une zone d’interdiction aérienne de 20 km de rayon autour de la capitale et une zone de contrôle de 200 km. Sur le site même du Palais des nations, des batteries de missiles de courte portée ont été déployées».

Ce dispositif a été confirmé par un journaliste d’Algérie Actualité qui a couvert le sommet au Palais des nations. «Je me rappelle de cette réunion à Club des Pins. Effectivement, la défense anti-aérienne était renforcée et cela nous avait étonnés. A l’entrée, il y avait un dispositif exceptionnel. On fouillait même ce qu’il y avait dans les paquets de cigarettes avant de passer le portique électronique», a-t-il raconté à Algeriepatriotique.

Le journal fait savoir que le 10 novembre 1988, alors que le sommet de l’OLP est ouvert, une formation de chasseurs inconnus sont interceptés par les radars algériens. Selon Tom Cooper, spécialiste de l’aviation militaire et qui a retracé cet épisode, les Algériens, sûrs que les Israéliens reviendraient attaquer, ont créé une zone d’exclusion aérienne dans un rayon de 20 km autour de Club des Pins.

Selon un retraité de l’armée tunisienne, cité dans l’article de Tom Cooper, les MIG de l’armée algérienne avaient pour ordre de prendre position devant les avions israéliens. Les stations radars tunisiennes, mises en alerte également, et algériennes ont suivi la formation entrante, notant que la vigilance des défenses anti-aériennes algériennes a eu un effet positif. Pour cet ancien militaire tunisien, les Israéliens ont détecté une assez importante activité magnétique sur toutes les trajectoires qu’ils entreprenaient, ce qui les a obligés à rebrousser chemin car désirant toucher l’OLP sans subir de pertes.

M. E.-G.


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