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Béjaïa

Le scandale des 17 conteneurs remplis d’ordures commence à livrer ses mystères



C’est un scandale qui fait couler beaucoup d’encre. Les dix-sept conteneurs remplis de poubelles pleines de déchets saisis mardi par les douanes au port de Bejaia appartiennent à une société dont est actionnaire un richissime promoteur immobilier. Il s’agit d’Amouri Laroussi, l’un des hommes les plus riches en Algérie. 

Cet homme d’affaires a été publiquement dénoncé par le député FFS Chafaâ Bouaiche qui a jeté un véritable pavé dans la mare en dénonçant les pratiques occultes de cet importateur qui l’accuse d’avoir importé des déchets pour transférer à l’étranger « une somme d’une valeur de 300 000 dollars ».

Dans le dossier présenté aux services des douanes, l’importateur de ces déchets avait déclaré qu’il s’agissait  de la matière première destinée à l’industrie plastique (PET). Originaire d’El Oued, le richissime Amouri Laroussi qui est à la tête de 20 sociétés, notamment, une briqueterie et une cimenterie.

Mais ce dernier a réfuté catégoriquement les accusations du député FFS Chafaâ Bouaiche. Et pour cause, dans des déclarations faites au média ALG 24, c’est son cousin,  Yazid Amouri qui serait à l’origine de cette incroyable opération d’importation. Mais pour Amouri Laroussi, il ne s’agit nullement d’une opération de transferts illicites de devises vers l’étranger.

Ces déchets plastiques seraient destinés  pour sa société de fabrication de sangles en plastique destinées à maintenir les briques sur les palettes ! Et l’homme d’affaires part jusqu’à justifier cette importation des déchets par « le manque criant en matières plastiques recyclables en Algérie, vue l’absence d’opérateurs qui s’intéressent à la collecte de déchets plastiques ».

Cette explication étonnante est peu convaincante et ne risque pas de calmer la colère des douaniers. Amouri Laroussi risque des poursuites judiciaires et des sanctions sévères surtout si le transfert illicite de devises est prouvé par les enquêteurs des services des douanes algériennes. Des peines, allant de 3 ans à 10 ans de prison ferme, risquent d’être retenues contre les responsables de cette opération d’importation s’ils sont inculpés pour blanchiment et transfert illégal de capitaux vers l’étranger en violation de la loi sur les changes et les mouvements de capitaux.

Rappelons enfin que les conditions de transfert de capitaux en Algérie pour financer des activités économiques et rapatriement de ces capitaux et de leurs revenus ont été prévues dans le Règlement de la Banque d’Algérie n°90-03 du 8 septembre 1990 (loi sur la monnaie et le crédit) puis par le Règlement n° 95-07 du 23 décembre 1995 modifiant et remplaçant le règlement n° 92-04 du 22 mars 1992 relatif au contrôle des changes et l’article 10 de l’Ordonnance 96-22 du 09 juillet 1996 relative à la répression des infractions à la législation des changes et des mouvements de capitaux vers l’étranger. Depuis le 11 août 2012, le ministère des finances dispose d’un décret exécutif numéro 12/279 portant institution d’un fichier national des fraudeurs ou contrevenants à la réglementation de change et mouvement de capitaux. Ces règlements encadrent sévèrement les transferts des devises à l’étranger et punissent les contrevenants.


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