L'Algérie touristique par petites touches

De la Reine des Zibans à l’aura de Yemma Gouraya



Un éductour qui nous a transportés dans un voyage du cœur, où l’histoire s’écrit depuis des siècles.

Le voyage presse qui a été organisé par l’Office national du tourisme (ONT) à l’occasion de la célébration de la Journée nationale du tourisme a permis aux journalistes de vivre des moments d’intenses émotions. De Biskra, Reine des Zibans, à Béjaïa, ville passionnément méditerranéenne, en passant par Constantine, ville des ponts suspendus, on est allé à la découverte de territoires méconnus ou insuffisamment médiatisés. Les gorges d’El Kantara et les balcons de Ghoufi sont deux merveilles à découvrir. En chemin, le regard caresse un paysage où la roche se marie au sable. Les couleurs qui illuminent le ciel au coucher du soleil sont sublimes.

A El Kentara, des visiteurs immortalisent des instants d’évasion. Soudain, une voiture de mariés accompagnés des youyous, des klaxons et des barouds s’arrête. La mariée, vêtue de sa robe blanche, sort au bras de son époux. Lui est un tantinet timide. Elle avance à petits pas, les yeux baissés par pudeur. On nous autorise à prendre des photos. Le bonheur est dans…l’oasis ! C’est magique ! Les balcons de Ghoufi sont incontestablement l’une des merveilles de la nature en Algérie. Un canyon sinueux où se repose l’oued Labiod (Ighzer Amellal) après une longue course depuis les montagnes de Chelia. Une véritable citadelle millénaire qui s’étend de Tifelfetl à Kef Laârous, 90 km au sud de Batna sur la route de Biskra.

Taillés en cascades dans la roche argileuse, ces balcons naturels ont attiré l’homme dans les temps anciens pour leur climat doux et la protection qu’ils offrent en temps de troubles. ll faudrait être sur place pour mesurer toute la magie des lieux. Les pouvoirs publics ont procédé à l’aménagement d’une série de petits locaux commerciaux, histoire de donner une animation à l’endroit mais également de fournir une activité plus ou moins rémunérée aux heureux bénéficiaires. Mais ce site n’est pas suffisamment mis en valeur.

Souvent, les automobilistes qui vont de Biskra à Batna ne s’arrêtent même pas pour une halte. Nous avons fait escale à Batna pour un déjeuner à l’hôtel Chelia. Il a besoin d’une réelle rénovation, mais nous avons noté une surprise : le wifi existe. Ainsi, nous avons pu envoyer quelques informations par le biais de laptops. A Constantine, on va à la découverte d’un autre décor. Le monument aux morts domine, majestueux, les gorges du Rhummel et offre aux visiteurs un magnifique panorama sur la ville et ses alentours. Il a été édifié sur le modèle de l’Arc de Trajan que l’on peut voir parmi les ruines romaines de Timgad et s’élève sur une hauteur de 21 mètres. Conçu et érigé par les architectes Roguet et Dumoulin, c’est le premier mausolée de France édifié à la gloire des combattants morts pour la patrie pendant la guerre de 1914-18. Néanmoins, il est trop dégradé et en mauvais état de conservation. Les plaques sur lesquelles étaient gravés les noms des combattants n’ont pas échappé au vandalisme.

La vue saisissante des gorges du Rhummel

Autre constatation, le lieu serait devenu dangereux et fréquenté par des voyous toujours à l’affût d’un mauvais coup ainsi que par des trafiquants de drogue. Une brigade policière a été dépêchée d’ailleurs lors de notre passage pour «assurer notre sécurité».
Le pont de Sidi M’cid est une merveille pour ceux qui le traversent à pied. La vue des gorges du Rhummel est saisissante. Le secteur du tourisme est véritablement un vecteur de développement durable à l’international pour la ville millénaire «des ponts suspendus» qui se distingue notamment par les curiosités historiques et culturelles, ses traditions et ses particularités régionales. D’un patrimoine historique très riche, Constantine constitue une destination incontournable pour les tour-opérateurs ; le schéma de développement touristique affiché dans le SNAT 2025 lui consacre d’ailleurs une place privilégiée dans les circuits internationaux en termes de destination.

Cela incite à sa préparation par la réalisation d’infrastructures de qualité aux standards internationaux pour faire face aux flux touristiques internationaux. Constantine figure comme un creuset complexe de richesses, de civilisation arabo-musulmane et de vécu historique depuis l’époque ottomane jusqu’à un passé proche de l’héritage colonial.
Une panoplie de musées et de monuments et vestiges historiques qui fait de cette ville une métropole réceptrice, prédisposée à être valorisée durablement par le déploiement des pôles et villages touristiques d’excellence assortie d’un plan qualité tourisme (PQT).

Béjaïa, passionnément méditerranéenne  

Les capacités hôtelières ont été renforcées par la pré-ouverture de deux hôtels, Novotel et Ibis. Les deux hôtels étatiques (Cirta et Panoramic) ont bénéficié d’une enveloppe pour leur mise à niveau et leur préparation à affronter une concurrence frontale des enseignes internationales. La côte jijelienne nous force à admirer la beauté naturelle des lieux. Les paysages se suivent et ne se ressemblent pas. Cette côte accueille chaque année des millions d’estivants venant essentiellement des wilayas de l’arrière-pays, dans un cadre sauvage des plus agréables.  

Les grottes merveilleuses portent bien leur nom ; elles sont constituées de stalactites et de stalagmites dans un décor féerique. La route, toute en boucles et en tunnels, suit la mer et offre de très beaux panoramas sur cette côte rocheuse coupée ça et là de criques de sable. L’hôtel Chobae, à Ziama Mansouriah, est l’un des rares hôtels dans la wilaya qui possède une piscine avec une plage privée. Cet établissement, situé à un jet de pierre de la mer, peut prétendre facilement à un trois étoiles. Salah Outekhdidjet est le propriétaire de ce charmant hôtel qui se trouve à la sortie de Ziama Mansouriah et surplombe la plage d’El Ouldja. Chobae est l’appellation romaine de Ziama, nous précise-t-il.

Autre escale dans le parcours : Béjaïa. Aussitôt après déposé nos bagages à l’hôtel Les Hammadites, nous allons à la découverte de cette ville, une bougie qui illumine les vacances de ceux qui ont largué les amarres ici, à la recherche de ressourcement et de repos. Yemma Gouraya se veut accueillante. Du sommet de la montagne, la nature a sculpté un corps qui ressemble à Yemma Gouraya, qui ne semble pas être dérangée dans son sommeil éternel. Un crochet au pic des singes nous plonge dans un monde d’immensité et de féerie. Les singes sont bel et bien là. Deux restaurants sont à conseiller : la grande terrasse (Tichy) où on peut manger du bon poisson frais avec une belle vue sur la méditerranée, et l’Auberge le Thaïs (Toudja) où le cadre est très agréable pour un séjour en couple ou en famille.

Dernier point dans notre périple : Azzefoun. Sous une chaleur caniculaire, nous découvrons le port et surtout des ruines romaines (les bains) qui résistent au temps, mais surtout à l’oubli des autorités locales. Cet éductour a été une excellente opportunité pour rassembler les journalistes et leur transmettre la passion du voyage mais aussi du partage et du «vivre ensemble». Nous allons tenter de souffler sur les braises des souvenirs pour entretenir la flamme…                                


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