Célébration du 19 mars 1962 à Tlemcen.. Moments de recueillement



La célébration du 19 Mars 1962 a été marquée à la wilaya de Tlemcen par l’inauguration de plusieurs infrastructures, notamment sportives. Ainsi à l’APC de Tlemcen il été mis en service par le wali de deux salles omnisports à la cité des «Rostomides» (ex-Al-Koudia) comme il a été inauguré le jardin public d’Al-Hartoun après avoir subi une vaste opération de réhabilitation et de restauration. A la commune de Mansourah, la salle omnisports a été baptisée du nom du feu moudjahid «Médiani-Miloud» et cela en présence des autorités civiles et militaires de la wilaya de Tlemcen et la famille révolutionnaire. Notons que tôt le matin, la délégation s’est recueillie au carré des Martyrs du cimetière de Hennaya et a déposé une gerbe de fleurs à la mémoire de tous les chouhada.

Les rescapés des monts d’Al-Kadouss
Pour les uns, les combats ont cessé le 19 mars 1962 juste après l’annonce du cessez-le-feu proclamé à la fin des accords d’Evian. Pour d’autres, la Guerre de libération a pris fin tardivement. C’est le cas d’une unité de l’ALN commandée par feu Makoudi Ahmed (dit Kouiess) qui était à la tête de deux zones à la wilaya V historique, après la mort du commandant Ferradj en 1958. Selon les témoignages vivants des moudjahidine, cette unité d’élite de l’ALN avait accroché une colonne de soldats français le 16 mars 1962 au niveau des monts d’Al-Kadouss, situés entre Béni-Ghazli et Sebdou. La bataille a duré trois jours et les forces coloniales avaient subi de lourdes pertes contre trois martyrs du côté de l’ALN.
Dotés de moyens de transmission, les soldats français se sont retirés du champ de bataille dès l’annonce du cessez-le-feu contrairement aux combattants de l’ALN qui se sont dispersés et dissimulés dans ce vaste relief très accidenté et isolé de toute habitation. L’unité de l’ALN, se sentant très recherchée, ne se déplaçait que de nuit dans cet immense massif très boisé, d’autant plus, selon les témoignages, que son commandant Makoudi était parmi les officiers de l’ALN les plus recherchés par les forces coloniales. Ayant manqué de nourriture après plus d’une semaine de marche forcée, un éclaireur a été envoyé vers la localité de Béni-Ghazli pour renouer le contact avec les responsables de la wilaya V et rapporter quelques provisions alimentaires. Ce n’est que le 28 du mois de mars qu’il a été annoncé à cette unité la fin des hostilités.
Notons qu’à l’indépendance, le commandant Makoudi Ahmed fut rappelé par Ben Bella à la Présidence. Il participa ensuite au coup d’Etat du 19 juin 1965 avant d’occuper le grade d’officier de la Garde rapprochée du Président Boumediene jusqu’en 1978. Né le 30 avril 1936, il rejoint le maquis à l’âge de 20 ans en 1956 il s’est éteint le 23 août 1988 après avoir quitté l’ANP en 1981. En ce 19 mars 2019, son combat héroïque et celui de sa valeureuse unité ont été évoqué par ceux, encore vivants, qui ont partagé avec lui cette glorieuse bataille tout en rendant un vibrant hommage à ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur.
B. Soufi


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