Impressionnante mobilisation du corps de la santé à l’est

Tous unis pour le départ du régime



D’impressionnantes marches de médecins, pharmaciens, vétérinaires et paramédicaux ont fait vibrer, hier matin, les artères principales de plusieurs villes de l’Est. A Skikda, rassemblés au départ devant le siège de la direction de la santé à la cité Sicel, les manifestants ont marché vers le centre-ville.

Sur un linéaire de près de 3 km, ils ont sillonné, dans une formidable ambiance une partie de la rocade Houari Boumediene, puis l’avenue Bachir Boukadoum avant de faire défaut au cordon sécuritaire et rejoindre les Allées du 20 Août et de là, à parvenir enfin aux Arcades sous les encouragements de la population.

En blouses blanches, très bien encadrés, ils ont répété des slogans contre Bouteflika et son pouvoir. «Il faut dégager les microbes, désinfecter les lieux, élire une Constituante populaire, changer la Constitution et la loi électorale et tenir des élections», ont-ils écrit, sous forme d’ordonnance prescrite à l’intention du pouvoir.

Ce sens de l’organisation a été très présent aussi à Biskra, où des médecins des secteurs privé et public et des paramédicaux se sont rassemblés à la place de la Liberté au centre-ville pour dénoncer la violation de la Constitution. «Pas de répit jusqu’à la chute du régime. Non à la prolongation illégale du 4e mandat. Pour une Algérie sans corruption ni clan.

A bas la gérontocratie et vive le peuple algérien libéré du joug de toutes les oppressions», ont scandé les protestataires avec une ferveur sans pareil.

A Mila, les blouses blanches ont exprimé leur totale adhésion aux marches pacifiques citoyennes et appelé au départ de toutes les figures du système politique. «Bouteflika n’a plus exercé ses prérogatives depuis qu’il a contracté un AVC en 2013.

Ses pouvoirs de Président sont exercés, depuis, par une force extraconstitutionnelle qui a saccagé le pays, confisqué les libertés et fait main basse sur nos richesses.

C’est une haute trahison, d’autant plus que certains oligarques, et c’est désormais confirmé, entretiennent des rapports avec Israël», affirment un médecin interrogé par El Watan. A Annaba, une grande effervescence a marqué le front social avec la réponse à l’appel des médecins, des chirurgiens dentistes et des pharmaciens pour investir la rue et dénoncer «la continuité».

Ils se sont rassemblés devant la faculté de médecine avant de marcher jusqu’au Cours de la Révolution, scandant des slogans hostiles au pouvoir en place. «Le régime du président Bouteflika est déjà vaincu pacifiquement par le peuple. Nous sommes contraints désormais à appliquer l’article 102 de la Constitution pour libérer notre pays et entamer la IIe République en toute sérénité», a tranché le professeur Abdelaziz Ayadi, président du Conseil de l’Ordre des médecins de la région Est.
pour une république saine

La même mobilisation a marqué la journée d’hier à Oum El Bouaghi, où médecins, pharmaciens, et paramédicaux se sont donné rendez-vous devant l’hôpital Mohamed Boudiaf pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une usurpation de la volonté populaire. Ils ont marché depuis le siège de la DSP jusqu’à celui de la wilaya. Pour Mohamed Lamine Chibane, responsable du Conseil de l’Ordre des médecins de la région de Constantine, il s’agit d’un appel insistant pour le départ de l’actuel Président. De leur côté, les praticiens de la santé publique d’El Tarf se sont regroupés devant l’entrée de l’hôpital des urgences avant d’entreprendre une marche à travers les rues principales du chef-lieu.

Idem à Guelma, où les blouses blanches ont manifesté pour signifier leur refus catégorique du prolongement du 4e mandat du président sortant, Abdelaziz Bouteflika. «Si hier nous n’étions pas entendus, demain la corporation le sera forcément avec une IIe République saine et vaccinée contre la corruption et les marchés douteux», a déclaré à El Watan un médecin du secteur public à la retraite. Le même diagnostic est prononcé à Khenchela, où les manifestants sont venus de différents établissements de santé, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire, entre autres, «Arrêtez, arrêtez, Bouteflika AVC».

Ils se sont rassemblés devant l’hôpital Ali Boushaba avant d’entamer leur marche vers la placette de l’hôtel de ville. S’exprimant au nom de ses collègues, Dr Belmekki Abdelfattah, médecin gynécologue, a indiqué que «ce que nous voulons aujourd’hui, c’est le changement qui mène vers une stabilité durable pour notre pays, nous demandons que le pouvoir abandonne le projet de prolongement dans l’intérêt du pays, et pour le bien des générations futures».

R. C. et Correspondants


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