La main «étrangère»



Alors que la rue algérienne gronde depuis le 22 février pour exiger le départ du président Bouteflika et de tout le système en place en préalable à tout changement politique dans le pays, le vice-Premier ministre, également ministres des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, fraîchement rappelé pour «une mission sauvetage», fait actuellement le tour de quelques capitales des grandes puissances pour tenter de vendre le projet du chef de l’Etat, rejeté dans le fond comme dans la forme par le peuple.
Le timing choisi pour effectuer cette mission intervient au moment où Bouteflika maintient contre vents et marées l’idée de sa conférence, donc la prorogation du 4e mandat.
Elle coïncide également avec le rejet par le peuple de «toute ingérence étrangère», surtout après l’empressement du président français Emmanuel Macron, tourné au demeurant en dérision, de se féliciter des «mesures» de Bouteflika.
Si la réaction des homologues de Lamamra, comme celle de Sergei Lavrov, chef de la diplomatie russe, se veulent «prudentes», il n’en demeure pas moins qu’elles invitent à s’interroger sur l’arrière-pensée politique de leur fond. Lavrov avait effectivement mis en garde «contre l’ingérence dans les affaires internes de l’Algérie», précisant que «c’est au peuple algérien de décider de son destin en s’appuyant sur sa Constitution et les lois internationales». La mission de Lamamra est aussi vue par plusieurs observateurs comme une tentative d’internationaliser la crise qui secoue le pays et permettre ainsi à «la main étrangère», termes usités par les tenants du pouvoir pour brocarder les opposants à leur politique d’agir d’une façon ou d’une autre pour sauver le régime.
S. M.


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