Censure de plusieurs sites internet en Algérie

l’ombre du général Belkecir



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Depuis mercredi dernier nous faisons face à une situation inédite en Algérie.  Les internautes algériens ne peuvent pas accéder à plusieurs médias électroniques réputés pour leur ligne éditoriale indépendante et leur contenu dérangeant aux yeux des autorités algériennes  à l’image d’Algérie Part. 

Il s’agit d’une censure sans précédent qui soulève l’indignation générale des internautes algériens. Les adresses IP de plusieurs des serveurs de ces sites algériens indésirables par le régime actuel  se sont fait bloquées une à une par Algérie Télécom, un blocage inadmissible face auquel nous n’allons pas nous taire. Au niveau de la rédaction d’Algérie Part,  nous avons essayé à mainte reprises de contacter Algérie Télécom, par téléphone, par mail.

Aujourd’hui, dimanche, un représentant de l’hébergeur de notre site a fait le déplacement jusqu’aux locaux d’Algérie Télécom. Pour l’heure, nous n’avons toujours pas reçu de réponse concrète à notre problème, qui est vraisemblablement plus politique qu’autre chose, en vue du nombre important de sites web d’information qui ont été bloqués le même jour.

La situation est gravissime car des milliers de sites web Algériens, dont des banques, des assurances, des universités, de grandes sociétés et de nombreux autres organismes, sont finalement pénalisés par cette opération de censure. Il s’agit, pourtant, de personnes dont l’accès aux sites web et à la messagerie sont vitaux et qui sont bloqués depuis plusieurs jours les obligeant à utiliser des VPNs.

Aujourd’hui, force est constater que le web algérien est donc à l’image de tout le pays, on est obligé à se cacher dans son propre pays derrière un VPN, et on doit se soumettre au diktat et aux mesures prises par des personnes qui n’ont apparemment rien compris aux  nouvelles technologies, le blocage de la connexion à cause du BAC étant l’un des exemples les plus frappants et les plus grotesques .

Les sites d’information et toutes les entreprises touchées de près comme de loin par ce filtrage de l’internet ont plus que jamais besoin de votre soutient pour surmonter cette épreuve.

D’après nos premières investigations, cette censure a été pensée et recommandée par le patron de la gendarmerie algérienne, le général Ghali Belkecir. Ce dernier aurait transmis des rapports pour manipuler le gouvernement de Bedoui contre un certains nombre de médias électroniques accusés de « menacer l’ordre établi » en propageant des informations politiques qui nourrissent la colère du Hirak du 22 février. Algérie Télécom a, ensuite, reçu des instructions pour bloquer une liste précise de sites internet.

Ce dispositif de censure a été déployé, comme par hasard, à la suite du déplacement effectué la semaine passée en Espagne par Ahmed Choudar, PDG de Groupe Algérie Télécom. D’après nos sources, ce déplacement en Espagne a une relation directe avec ces nouvelles mesures inédites de censure.

 


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