Le FLN et le RND exclus du dialogue national



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Le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, tente de relancer le dialogue politique mais son initiative est aujourd'hui boudée par une partie de l'opposition comme le FFS, le RCD, le PT, l'UFC, le PST, le MDS et le PLD qui exigent comme préalables au dialogue la libération immédiate de tous les détenus politiques et d'opinion, la libération du champ politique et médiatique, l'arrêt immédiat des harcèlements judiciaires et des menaces contre les citoyens, les militants des partis politiques et leurs organisations, du mouvement associatif, des syndicalistes, des militants des droits de l'homme. Une autre partie de l'opposition composée de Ali Benflis, président de Talaiet el Hourryet, Abderrezak Makri, président du MSP, et Abdallah Djaballah a appelé, le 6 juillet dernier, à la création d'une instance de dialogue en vue d'organiser dans un délai de « six mois » une élection présidentielle, excluant la participation des « symboles de l'ancien régime » dont les deux plus grands partis, le FLN et le RND.

Le coordinateur de l'instance de dialogue et de médiation, Karim Younes, avait en effet exclu jeudi dernier, lors d'une conférence de presse, la possibilité d'inclure les partis de l'ex-alliance présidentielle dans le dialogue inclusif : « Les partis qui ont eu un certain comportement ne peuvent pas participer, sauf si des millions d'Algériens sortent dans la rue pour exiger leur présence », a-t-il indiqué en marge d'une rencontre du panel :« Le dialogue débutera avec les activistes de la société civile et les partis qui ont défendus les revendications du hirak », a encore ajouté le coordinateur du panel. Après la vive protestation du FLN, le RND a, par la voix de son SG par intérim, Azzeddine Mihoubi, démenti lundi l'information selon laquelle son parti comptait, avec le FLN, bloquer le Parlement s'ils venaient à être exclus du dialogue politique en cours : « Une information dénuée de tout fondement rapportée aujourd'hui par un organe d'information laisse croire que le RND, avec un autre parti, menacent de paralyser le Parlement s'ils sont exclus du dialogue national », écrit Azzedine Mihoubi sur son compte Twitter : « En ma qualité de SG par intérim du RND, je tiens à démentir formellement cette information, niant que le RND ait pensé un jour à adopter une telle démarche », a ajouté le responsable par intérim du RND, qui en profite d'ailleurs pour renouveler son soutien à la commission du dialogue et de médiation « pour faire aboutir sa mission ».

Pour rappel, le coordinateur de cette commission, Karim Younes, a déclaré ne pas associer les partis de l'ex-coalition présidentielle au processus du dialogue, en réponse à la volonté du hirak qui réclame, au contraire, la dissolution de ces partis, notamment le FLN. Tout comme il réclame le départ du gouvernement Bedoui, et la nécessité de satisfaire aux préalables déjà posés. Lors des discussions, les intervenants ont insisté sur un point qui fait désormais l'unanimité parmi les acteurs politiques : aucune élection ne peut être envisagée sans le départ de Noureddine Bedoui et de son gouvernement et la mise en place une haute instance d'organisation des élections. Une option déjà adoptée, même par les autorités. Les membres du panel de dialogue ont été confortés dans une de

leurs positions les plus marquantes : aucun dialogue n'est possible en présence des partis politiques qui ont soutenu le chef de l'État déchu, allusion au FLN, au RND, au MPA et au TAJ, notamment. L'exclusion des partis du pouvoir du dialogue est « une exigence des Algériens », a rappelé un membre du panel.


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