Reprise d’Aigle Azur

Des offres partielles sur la table, dont celle d’Air France



Selon les syndicats, 14 offres ont été déposées hier à la mi-journée,  dont sept «sérieuses» de reprise partielle d’Aigle Azur, parmi lesquelles celles d’Air France et d’Air Caraïbes. Aucune offre globale n’a été, pour l’heure, présentée à l’administrateur judiciaire.

Aigle Azur, qui emploie près de 1200 personnes, a été mise en redressement judiciaire la semaine dernière. Depuis l’arrêt des vols vendredi soir, 13 000 passagers sont toujours bloqués, pour la plupart en Algérie.

Les offres de reprise formulées hier devront être complétées, notamment en ce qui concerne les salariés. Il reste deux jours pour ce faire avant que le tribunal administratif se prononce sur une offre, lundi prochain. En attendant, les 1200 employés d’Aigle Azur ne cachent pas leur inquiétude et l’ont exprimée par des rassemblements, hier, devant le siège de leur entreprise. Les salariés seront-ils tous repris ? Qu’adviendra-t-il des 350 employés de la compagnie aérienne en Algérie ? Les futurs repreneurs de l’activité sur l’Algérie les reconduiront-ils dans leurs emplois actuels ?

Raphaël Caccia, secrétaire CFDT branche transport s’est dit hier «inquiet pour le personnel au sol», 400 personnes selon lui. «Il y a aussi 350 personnes en Algérie pour lesquelles on n’a aucune réponse», a-t-il souligné.

Plusieurs repreneurs d’Aigle Azur «se sont montrés intéressés», a assuré le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, hier, dans Le Parisien. Il a précisé que «13 000 passagers» restent en difficulté après l’arrêt des vols de la compagnie aérienne vendredi soir, «dont 11 000 sur des vols avec l’Algérie, 600 avec le Mali, puis le Portugal, la Russie, le Liban, et quelques dizaines de personnes avec le Brésil, l’Ukraine et le Sénégal».

De nombreuses compagnies, notamment Air Algérie et Air France, ont proposé des solutions alternatives pour aider au rapatriement des passagers bloqués à l’étranger, notamment en Algérie, qui représente aujourd’hui plus de la moitié de l’activité d’Aigle Azur. «Le plus dur de la crise sera terminé avant la fin de cette semaine. Au moins la moitié des passagers auront alors été rapatriés», assure Jean-Baptiste Djebbari. En redressement judiciaire, Aigle Azur ne peut ni dédommager financièrement ses clients ni même assurer le rapatriement des voyageurs dont le vol retour a été annulé.

«Le marché d’Aigle Azur est solide, a indiqué Jean-Baptiste Djebbari dans le quotidien. Il lui faut donc un repreneur sérieux, capable d’offrir des garanties sur un maximum d’emplois. La bonne nouvelle, c’est que plusieurs se sont montrés intéressés.»

Plusieurs offres de reprise d’Aigle Azur ont été déposées, dont «deux offres principales», a indiqué hier à l’AFP le président du syndicat de pilotes SNPL d’Aigle Azur à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. «Nous en aurons le détail cet après-midi pendant la séance du comité d’entreprise  de la compagnie en redressement judiciaire», a-t-il ajouté, précisant que les repreneurs pourront «surenchérir» mardi et mercredi. Parmi les offres connues, celle d’Air France, intéressée par les court et moyen courriers (les A320), à destination de l’Algérie (60% de l’activité totale d’Aigle Azur), du Liban et du Portugal ,qui était la plus attendue par les salariés.

Le Syndicat des pilotes de ligne (SNPL) d’Aigle Azur aimerait voir émerger une offre de reprise intégrale où se retrouveraient alliés Lionel Guérin, l’ancien dirigeant d’Air France, à la compagnie française. «Nous poussons très fort une solution de reprise basée sur Air France, qui serait actionnaire minoritaire disposant d’une minorité de blocage, avec Lionel Guérin qui prendrait les rênes et des investisseurs et les salariés qui entreraient au capital», a expliqué Martin Surzur.

«Pour réussir à vendre des billets d’avion, il faut redonner confiance aux clients. Si la compagnie est reprise par Air France, les billets se vendront tout de suite», a déclaré pour sa part Raphaël Caccia, secrétaire général de la branche secteur aérien de la CFDT. Raphaël Caccia a évoqué deux offres partielles, l’une du groupe Dubreuil, propriétaire majoritaire d’Air Caraïbes, et l’autre de Lu Azur, dirigée par Gérard Houa, déjà actionnaire d’Aigle Azur à hauteur de 20%. Air France reprendrait 70% du personnel basé en France et l’offre Dubreuil 106 personnes. Avec ces deux offres combinées, il resterait encore 150 personnes sur le carreau.

Un autre repreneur potentiel est l’espagnol low cost Vueling, intéressé par les créneaux d’atterrissage («slots») dont Aigle Azur dispose à Paris-Orly. Il s’agit d’un ensemble de 9800 créneaux horaires annuels dans cet aéroport, où le total pour toutes les compagnies est plafonné à 250 000.

«Deux natures d’offres semblent se profiler, à savoir dans la globalité ou dans la partialité de la reprise de l’activité et du personnel, nous serons très attentifs à ce qu’on nous proposera dans le détail, on ne le connaît pas encore», a commenté de son côté Denis Sanchez, délégué syndical FO. Le tribunal de commerce doit se prononcer sur une offre lundi prochain, lors d’une audience, selon les syndicats.

 


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