Filière électronique et électroménager

Les fabricants dans la tourmente



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Le Collectif des fabricants de produits électroniques et électroménagers a fait part de ses inquiétudes dans un communiqué de presse, daté du 28 octobre, dont une copie a été reçue par El Watan.

La filière électronique, électroménager et IT & Mobile en Algérie est dans une situation très difficile, voire compliquée. L’importation qui a été stoppée a porté un coup dur à cette industrie et les usines d’assemblage des marques internationales et algériennes travaillent sur les stocks. Tout investissement a été cessé. Le manque de visibilité politique impacte fatalement la situation économique et ralentit davantage la croissance.

Le Collectif des fabricants de produits électroniques et électroménagers a fait part de ses inquiétudes dans un communiqué de presse, daté du 28 octobre, dont une copie a été reçue par El Watan. Par le biais de ce support, il vise à «attirer l’attention des pouvoirs publics quant à la situation urgente et alarmante de notre activité d’industrie électronique et électroménager et ceci en relation avec la note adressée à l’ABEF de la part du ministère des Finances, à savoir la substitution du paiement cash des importations des kits SKD-CKD par un paiement différé de 9 mois».

Selon la même source, cette mesure comporte de lourds risques, dont le plus important est la cessation de la production début décembre, suite au refus de la grande majorité des fournisseurs de se conformer au nouveau mode de paiement. La quasi-totalité des opérateurs n’a pas pu lancer les commandes de matière première et de kits. Ainsi, un nombre considérable de fabricants algériens se trouve dans l’obligation d’arrêt de production (même si la note sera annulée d’ici début décembre). L’arrêt de production est inévitable et surseoir cette note peut seulement éviter cet arrêt sur le long terme.

Un nombre minime de fournisseurs a accepté le nouveau mode de paiement, mais ceci avec une hausse du prix variant de 7 à 10%. Selon ces fournisseurs, «cette augmentation doit couvrir les frais de leurs banques et assurances engendrés par ce type de paiement. Cette hausse va en conséquence se traduire par une augmentation de la facture d’importation en devise». Il y a un fort risque de perte ou de manque à gagner des banques algériennes au profit des banques étrangères, car à travers un différé de paiement de 9 mois, «l’opérateur algérien n’aura plus besoin du crédit d’exploitation auprès de sa banque algérienne».

Cela sera aussi dramatique sur le plan de l’emploi avec la mise au chômage de 40 000 employés. Le communiqué signale que «quelques opérateurs ont déjà procédé à un plan de compression de leurs effectifs». Cette mesure est porteuse de conséquences désastreuses pour la filière, laquelle est forte de plus de 40 fabricants et se caractérise par un enjeu économique et social prépondérant. D’autant plus qu’elle a réussi à devenir, au fil des années, un pôle industriel par excellence, qui a contribué à rétrécir le champ des importations pour laisser place à un marché à prédominance locale et ouvrir de nouveaux horizons en export.

Il faut noter que la chute du pouvoir d’achat des Algériens a plombé les ventes de smartphones ces dernières années, entraînant l’allongement des cycles de remplacement. Dans la conjoncture actuelle, les fabricants ont des difficultés à trouver un nouvel équilibre entre les dernières fonctionnalités des smartphones, un design convaincant et un prix abordable.


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