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 Environnement et population, le débat voilé



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Le 1er novembre 1755, un tremblement de terre frappait durement Lisbonne au Portugal provoquant la mort de 60 000 personnes. Cet événement a été à l’origine d’une dispute philosophique opposant Voltaire et Jean-Jacques Rousseau. Le premier imputait la catastrophe à la misère de la condition humaine et la religion. L’auteur du Contrat social, lui, à l’expansion des villes, la concentration des populations, et «aux excès de la civilisation, désormais trop éloignée de l’état de nature».

C’était il y a 264 ans ! Bien avant que ne se développe le malthusianisme qui prône aux XVIIIe et XIXe siècles, il y a eu une restriction de la démographie parce que la population tend à croître plus rapidement que ses ressources. La population mondiale a déjà augmenté de façon exponentielle : elle est passée de 2 à 7,6 milliards entre 1950 et 2017.

Les dernières prévisions de l’ONU, qui datent de 2017, indiquent dans une hypothèse moyenne que la population mondiale atteindra 8,6 milliards en 2030, 9,8 en 2050 et 11,2 en 2100. Et il est intéressant de noter que ces projections ont une tendance nette à la hausse, car en 2019, la population mondiale a déjà atteint 7,38 milliards d’habitants.

Beaucoup de nos contemporains aujourd’hui pensent que si les catastrophes dites naturelles provoquent plus de dégâts, c’est parce qu’elles touchent des centres de populations plus denses qu’autrefois et qu’ils détruisent des infrastructures et des équipements plus onéreux. 306 milliards de dollars en 2017, année record.

L’augmentation de la population revient de façon récurrente dans les débats, elle constituerait l’une des principales menaces pour la planète. Les pays pauvres, ceux de l’Afrique subsaharienne, qui sont visés (Guinée équatoriale, Niger, Angola, Ouganda…), connaissent actuellement les taux de croissance démographique les plus élevés du monde.

L’Afrique représenterait 54% de l’augmentation de la population mondiale entre 2015 et 2050 et 83% de l’augmentation entre 2015 et 2100. Pourtant, un Africain pollue vingt fois moins qu’un Nord-Américain. La question démographique risque d’être utilisée pour éviter les vraies priorités et responsabilités : une meilleure gestion et répartition des ressources et une remise en cause du modèle consumériste par un changement de comportement dans les sociétés développées.

Les 10% les plus riches sont responsables de la moitié des émissions de CO2. On ne pourra pas faire l’impasse sur la croissance démographie même en impliquant la «transition démographique» qu’apporterait le bien-être des sociétés avec le développement social et économique de type libéral. Par similitude, on lui oppose la transition énergétique qui oblige avant tout et par responsabilité les pays développés à réduire fortement leurs émissions de gaz à effet de serre. 


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