Comment le remplaçant de Boubakeur choisi par Tebboune a été court-circuité



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Par Karim B. – Algeriepatriotique a appris de sources sûres que la précipitation avec laquelle les deux principaux instigateurs de la mise à la retraite de Dalil Boubakeur est due à la décision du président Tebboune de remplacer ce dernier par une personnalité scientifique consensuelle, choisie à partir d’Alger.

Selon nos sources, il s’agit du professeur Mustapha Cherif, qui se trouve actuellement à Paris où il a entamé une série de rencontres dans la perspective de sa désignation à la tête de la Grande Mosquée de Paris en remplacement de celui qui présidait à ses destinées depuis vingt-huit ans. Mais l’actuel recteur, dont l’élection est compromise, et le très influent directeur de l’administration générale en ont décidé autrement et ont court-circuité le chef de l’Etat, en organisant une succession à la hâte et en flagrante violation des règlements qui régissent la Société des Habous, selon des membres de celle-ci qui n’ont pas admis la façon avec laquelle le recteur a été «éjecté» et remplacé par Chems-Eddine Hafiz. Ce dernier est convoqué à l’ambassade d’Algérie ce mardi où il devra s’expliquer sur cette «manœuvre» qui a provoqué une colère sourde à Alger.

Dans un rapport remis à qui de droit, il est fait mention d’un «coup d’Etat à la Mosquée de Paris». Le rapport, dont Algeriepatriotique détient une copie, note que les deux principaux architectes de cette mise à la retraite du recteur préparent celle-ci «depuis plus d’une année, notamment en faisant voter, à l’occasion de l’Assemblée générale de février 2019, le principe du versement d’une prime de 300 000 euros à Dalil Boubakeur». L’administrateur aurait, selon le rapport, «imposé un accord écrit à Chems-Eddine Hafiz pour faire de celui-ci le futur recteur de la Mosquée de Paris, à condition qu’il s’engage à faire de lui le directeur général de l’institution, avec les pleins pouvoirs sur les finances, l’administration, le personnel et le culte».

Les deux hommes auraient fait pression sur Dalil Boubakeur pour qu’il accepte de quitter son poste. Une pression que le rapport qualifie de «harcèlement indécent et permanent», en indiquant que «l’Etat algérien, qui a désigné Dalil Boubakeur recteur de la Mosquée de Paris en 1992, n’a pas été informé des décisions qu’ils allaient prendre».

«Ils ne l’ont pas fait car ils étaient convaincus que l’Algérie n’accepterait jamais que Chems-Eddine Hafiz devienne recteur de la Mosquée de Paris», relève le rapport qui dénonce un «conflit d’intérêts» compte tenu du fait que Maître Hafiz «est conseiller de la Mosquée de Paris depuis 15 ans, qu’il perçoit 3 000 euros par mois et, qu’à ce titre, il ne pouvait être à la fois vice-président de la Société des Habous et son avocat».

Affaire à suivre.

K. B.


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