Les achats algériens de blé tendre augmentent



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Le gouvernement avait décidé en novembre dernier de plafonner les importations de céréales, au vu de «l’amélioration de la production locale», mais aussi dans un souci de rationaliser les achats de blé tendre et de limiter les gaspillages de farine subventionnée.

La décision de rationaliser les importations de céréales, prise par les pouvoirs publics pour préserver les ressources en devises du pays, n’a pas tenu longtemps, au vu de la cadence imprimée depuis des mois aux importations de blé tendre pour subvenir aux besoins de consommation et reconstituer les stocks. Ainsi l’Algérie vient d’acheter 660 000 tonnes de blé, dont une grande partie d’origine française, suite à un appel d’offres lancé récemment sur le marché international.

Durant le mois de janvier 2020, l’Algérie avait importé 450 000 tonnes de blé pour chargement en mars, en plus de plusieurs cargaisons déjà réceptionnées durant les mois précédents. Au fil des mois, les achats algériens de céréales ont grimpé bien au-dessus des projections arrêtées par les pouvoirs publics pour la saison 2019/2020.

Le gouvernement avait décidé en novembre dernier de plafonner les importations de céréales, au vu de «l’amélioration de la production locale» mais aussi dans un souci de rationaliser les achats de blé tendre et de limiter les gaspillages de farine subventionnée. Il avait défini les besoins réels du marché national à 4 millions de tonnes par an, contre 6,5 millions de tonnes, dont 4,6 millions de tonnes/an de blé importés de France durant la campagne 2018/2019.

Jean-Philippe Everling, directeur de Transgrains, entreprise de négoce de céréales sur le bassin méditerranéen, cité par Ecofin, a récemment souligné que «l’Algérie pourrait avoir besoin d’acheter 1,5 million de tonnes de blé pour les trois derniers mois de la campagne 2019/2020».

Pour ce qui est de la provenance, l’Algérie demeure le premier client des producteurs français qui, après avoir exprimé leurs inquiétudes suite aux informations faisant état de la décision algérienne de réduire les importations, font état actuellement d’optimisme quant aux possibilités que leur offre le marché algérien dans les prochains mois.

Il est à rappeler que la Russie continue ses tentatives de se placer sur le marché algérien après un premier essai non concluant en 2019. La Russie se prépare ainsi à envoyer «de nouveaux échantillons à l’Algérie, dans l’espoir de pouvoir exporter vers cette destination dans un avenir proche», indiquait récemment le cabinet spécialisé français Agritel.

La Russie revient donc à la charge afin de se conformer au cahier des charges établi par l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC). La démarche fait suite à de précédents échanges algéro-russes en vue d’étudier «la qualité du blé, mais aussi les conditions de stockage, de chargement et de transport, qui sont des facteurs déterminants», selon le ministère de l’Agriculture, pour apprécier le rapport qualité/prix.             


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