Cette grave crise économique qui attend l’Algérie au point de ramener le FMI



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Par Kamel M. – Les experts prédisaient le recours de l’Algérie au Fonds monétaire international (FMI) en 2022, selon des calculs basés sur la balance entre les réserves de change, qui fondent comme beurre au soleil, et les dépenses et les besoins en constante croissance des Algériens. Mais cette prédiction semble avoir été par trop optimiste. Les économistes mettaient en garde, en 2019 déjà, contre la situation économique extrêmement délicate que l’Algérie allait devoir affronter à très court terme, au lendemain de la visite programmée d’une délégation de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, estimant que l’Algérie allait «devoir prendre des mesures drastiques pour assainir sa situation.

Le magazine français Le Point révélait, vers la fin de l’année écoulée, les résultats d’une étude Carnegie Middle East Center qui alertait sur une «crise économique imminente». L’institut américain notait que l’Algérie avait besoin d’un baril à 116 dollars pour équilibrer son budget et s’inquiétait de ce que le cours du brut «peine à se maintenir au-dessus des 60 dollars», cependant que les dépenses publiques «ont explosé à plus de 70 milliards de dollars, en augmentation de 12%». Toujours selon Carnegie, «les mesures pour juguler les importations n’ont pas fonctionné» puisque «la facture tourne toujours autour de 45 milliards de dollars de marchandises et 11 milliards de dollars de services» et que l’inflation «continue sa progression pour passer de de 4,3% en 2018 à 5,6% en 2019».

Des économistes algériens indiquaient au Point que, par ailleurs, le recours à la planche à billets n’a pas eu d’effet. Le problème, selon ces experts, c’est que le financement non conventionnel «est une drogue et qu’on ne voit pas très bien comment on va s’en sortir». Pour eux, «cet argent sert aussi à financer le déficit de la caisse des retraites, les prêts subventionnés pour l’essence ou l’électricité, sans qu’en contrepartie aucune mesure soit prise pour limiter les dépenses».

«Si la conjoncture pétrolière reste la même, et si rien n’est fait en matière d’ajustement, le recours à l’endettement extérieur est inévitable. Le pire, c’est qu’on y aura recours pour éviter les ajustements internes, c’est-à-dire les mesures impopulaires. Et ce sera fait sous la contrainte», mettait en garde un universitaire interrogé par Le Point qui craint que le retour à l’emprunt extérieur et au réajustement structurel «nous guette à une échéance de trois ou quatre ans».

Visiblement, cette échéance est plus proche que prévu.

K. M.


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