Menace d’une grève générale



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Devant cet état des lieux, la normalisation des auvents n’apportera rien de bénéfique au quotidien des citoyens.

Plus de 150 commerçants de Annaba ont observé, hier, un sit-in devant le siège de la wilaya de Annaba. Ils sont en colère contre le wali qui, selon eux, semble contre eux.

En effet, il a instruit le chef de daïra pour procéder, via l’APC du chef-lieu, à la démolition des auvents (tinda) de tous les magasins de la ville. «Nous disposons en majorité d’autorisations émanant de la même administration, qui est la commune de Annaba.

Aujourd’hui, on veut démolir nos auvents en annulant les décisions précédentes. Nous n’accepterons jamais cet abus de pouvoir et sommes prêts à aller plus loin qu’on peut l’imaginer», tonitruent les représentants des commerçants, réfractaires à la décision du wali, Djamel Eddine Berimi.

Du côté de la wilaya, on a décidé de «démolir, après mise en demeure, tous les auvents et les refaire à la charge des propriétaires avec un modèle unique». Cependant, si le wali croit rendre service à la population de Annaba en procédant à la démolition des auvents, il se trompe sur toute la ligne puisque cette opération représente le dernier des soucis des habitants.

En effet, selon eux, «l’une des priorités des citoyens est l’environnement, devenu pollué et sale tel qu’il a sédentarisé les moustiques, présents à longueur d’année.

Pis, l’autre diptère vecteur de paludisme et malaria est le moustique tigre qui a, lui aussi, marqué sa présence et fait des victimes dans une ville, qualifiée mensongèrement de quatrième wilaya du pays. Les routes ne sont pas en reste tout autant que les feux tricolores, dont la majorité ne fonctionne pas. Trottoirs défoncés, asphalte orné de nids de poule et de dos-d’âne loin de toutes les normes».

Devant cet état des lieux, la normalisation des auvents n’apportera rien de bénéfique au quotidien des citoyens. Au contraire, c’est une source de profit que l’APC de Annaba ignore. Ainsi, au lieu de le rentabiliser, selon l’espace occupé, on démolit au grand dam des propriétaires.

Selon ces derniers, «ce wali n’est pas juste. Il nous a sommés à baisser les rideaux durant la période de confinement et a laissé la même activité s’exercer dans l’informel. Que ce soient les effets vestimentaires, la zlabia et les gâteaux ou encore les ustensiles et autre transport clandestin, tous étaient, tout au long du mois de Ramadhan, disponibles dans la rue.

Au lendemain de l’Aïd, on prépare des arrêtés de fermeture car, au bord de la faillite, nous avons ouvert nos rideaux à demi les derniers jours pour récupérer au moins les frais de location». La colère attisée, ils menacent : «Si l’on persiste à démolir nos biens, nous passerons à la vitesse supérieure.

Nous serons obligés à passer à une grève générale qui, vraisemblablement, générera le départ de plusieurs responsables, dont le maire, le chef de daïra et même le wali de Annaba. Notre cause est juste et l’abus de pouvoir est désormais révolu.»


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