LE PREMIER SECRÉTAIRE NATIONAL DU FFS A ANIMÉ, HIER, UN MEETING À IFRI

Ali Laskri : “Le pays est pratiquement à l’arrêt”



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“Aujourd’hui, le pays vit dangereusement une crise qui s’éternise et s’aggrave. L’Algérie est pratiquement à l’arrêt et paralysée”, a déclaré, hier, depuis Ifri, Ali Laskri, premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), lors d’un meeting populaire organisé dans le cadre de la commémoration du 56e anniversaire du Congrès de la Soummam. Afin d’étayer ses propos, le numéro deux du FFS se contentera de se poser une série de questions sur la conjoncture actuelle, estimant que la prochaine rentrée sociale serait des plus chaotiques. “Commuent ne pas voir que le pays vit quasiment sans gouvernement depuis des mois ? Comment ne pas s’interroger sur l’usage singulier du pouvoir de nomination conféré au chef de l’État ? Qui peut accepter dans ces temps de canicule en plein mois de Ramadhan, un quotidien fait de prix exorbitants, de délestages répétés, d’incendies ravageurs qui détruisent oliviers et forêts et menacent nos villages, pénurie d’eau sous des chaleurs suffocantes ? Comment tolérer que des défenseurs des droits de l’Homme ou des droits syndicaux soient interpellés ou arrêtés ?” sont autant d’interrogations posées par l’orateur. Accompagné de quelques députés et membres de la direction du parti, Ali Laskri a tenu à rappeler à l’assistance que “le FFS n’a pas participé aux législatives du 10 mai 2012 pour placer 27 députés à l’APN, mais pour permettre de stabiliser le pays dans une conjoncture politique délicate et pour donner une chance à un changement pacifique et à une transition démocratique dans notre pays, et pour remobiliser le parti et la population”. En réponse à ses détracteurs, notamment aux cadres dissidents du FFS, le député de Boumerdès dira que “nos objectifs sont toujours les mêmes, la liberté, la démocratie, le respect des droits de l’Homme, le changement pacifique et l’amélioration des conditions de vie de la population. Le FFS se veut toujours un prolongement de Novembre 1954 et de la Soummam”. À noter que l’orateur n’a soufflé aucun mot sur la crise interne qui secoue le FFS depuis plusieurs mois. Parlant de l’Histoire, notamment du Congrès de la Soummam, M. Laskri estimera que “la rencontre d’Ifri est un événement qui allait jouer un rôle fondamental dans le déroulement de la guerre pour la Libération de notre pays”. Avant de rappeler que “la lutte pour l’Indépendance de l’Algérie, commencée le 1er Novembre 1954, rencontrait des obstacles importants et se déroulait dans un contexte politique, militaire et organisationnel très complexe. Le Congrès de la Soummam allait permettre de dépasser ces difficultés, de transcender les différents clivages et donner une nouvelle ampleur à ce combat”. Pour le responsable du FFS, “le Congrès de la Soummam a permis à la Révolution algérienne de se doter d’instances de direction, c'est-à-dire d’une assemblée détentrice de la légitimité populaire, le CNRA, d’un organe exécutif, le CCE, et d’une plate-forme doctrinale, politique et organisationnelle, comme il allait permettre la naissance de la VIe Wilaya historique”. Et d’ajouter : “La plate-forme issue de ce congrès allait poser les principes de structuration et d’organisation qui, aujourd’hui encore, sont plus que jamais actuels, à savoir la collégialité dans toutes les instances de la Révolution, la primauté de l’intérieur sur l’extérieur, et la primauté du politique sur le militaire”.
En voulant mettre en valeur le rôle qu’avait joué le président du FFS durant la guerre de Libération, Ali Laskri lancera sous les ovations de l’assistance que “c’est tout le mérite du président du FFS, dirigeant historique de la Révolution, Hocine Aït Ahmed, d’avoir proposé, le moment voulu, la constitution d’un gouvernement provisoire de la Révolution algérienne, le GPRA”. Avant d’enchaîner que “ce GPRA a permis de transcender la crise née du Congrès de la Soummam et les clivages entre l’intérieur et l’extérieur ainsi que les conflits de personnes. Ces clivages étaient bien réels, puisque, aujourd’hui encore, c’est peut-être l’une des raisons qui peut expliquer la tiédeur, voire les réticences de certains secteurs officiels à célébrer cet événement fondateur de la nation et à l’ériger en lieu de mémoire nationale”. Par ailleurs, le premier secrétaire national du FFS affirmera que “notre parti, qui commémore toujours ce moment historique, a décidé cette année d’associer le 20 Août 1955 et le 20 Août 1956 dans la même célébration fervente, en organisant plusieurs manifestations notamment à Constantine, Skikda et Béjaïa”. “Ces deux évènements mettent, en effet, en exergue deux aspects fondamentaux de l’action politique, à savoir : le recours au peuple et la réhabilitation du politique”, a-t-il soutenu. Enfin, il y a lieu de préciser qu’avant la tenue de ce meeting populaire, les responsables du FFS ont déposé une gerbe de fleurs, hier matin, au mémorial d’Ifri, dans la commune d’Ouzellaguen, où s’est déroulé le Congrès de la Soummam, un certain 20 Août 1956.


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