À la recherche du temps perdu et du goût de la madeleine !



...

Révision de la Constitution. Le corps électoral convoqué. 

À l’unanimité !

Je me souviens de mon bac. Mon Dieu ! Ça remonte à loin, à l’époque du bac en noir et blanc ! La nuit précédant le premier jour des épreuves, je n’avais pas dormi. Pas fermé l’œil. Angoisse. Estomac noué comme un paquet de ficelles mouillées. Et sueurs froides jusqu’au petit matin. Au très petit matin. Je n’habitais pas à proximité du centre d’examen. Et les moyens de transport de l’époque n’avaient rien à voir avec ceux d’aujourd’hui. Un bus tous les Saint-Glinglin, et pour monter dedans, dans le vieux RSTA bondé et crachotant, il en fallait dans les bras et les jambes. Ce que je n’avais pas à l’époque. Et que j’ai encore moins aujourd’hui. Conscient de la longueur du trajet, et de toutes les façons, ne pouvant rester plus longtemps à la maison à me tordre d’angoisse, j’ai quitté le domicile familial aux premières lueurs du jour. Je me retrouvai devant le portail du lycée où j’avais été assigné à passer les épreuves, deux bonnes grosses et longues heures avant l’ouverture des portes. J’ai alors choisi de me poster à quelques mètres seulement. L’entrée de l’établissement dans ma ligne de mire. Et mes oreilles à bonne distance pour ne pas rater les cloches annonçant le coup d’envoi des examens. Oui, parce qu’à l’époque, les établissements scolaires étaient encore munis de cloches, pas de sirènes de pompiers, de casernes ou d’alerte au tsunami. C’est une fois dedans, une fois franchi le seuil, montré patte blanche, m’être assis à ma place désignée, qu’enfin les ficelles s’en sont allées. Quelles ficelles ? M’enfin ! Relisez le début de la chronique. Le paquet de ficelles mouillées qui faisaient des misères à mon estomac toute la nuit. Pourquoi je vous raconte mon bac aujourd’hui ? Oh ! Pour rien ! Juste pour meubler mon spleen du temps qui passe et qui étiole inexorablement ces choses que je pensais sacrées. Sacrées comme le goût de la madeleine croquée, mais jamais vraiment digérée. Sûrement la faute à ces foutues ficelles ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.


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