La pandémie sanitaire pèse toujours sur le marché pétrolier



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Les prix du pétrole se sont repliés en ce début de semaine de cotation, le marché renouant, malgré l’accord Opep+, avec les inquiétudes concernant la pandémie, au vu de la recrudescence des contaminations aux Etats-Unis et des verrouillages annoncés au Danemark, entre autres mauvaises nouvelles sur le front de la pandémie sanitaire qui affecte lourdement la sphère économique mondiale.

Les prix du pétrole ont ainsi chuté de plus de 1% lundi, et demeuraient hier en dessous des valeurs positives enregistrées la semaine dernière, suite à l’accord de l’Opep et de ses alliés. Le Brent se négociait sous les 48 dollars, alors de que le pétrole américain se négociait sous les 46 dollars.

Les deux valeurs avaient atteint un record de cotation en neuf mois, au lendemain de l’accord scellé le 3 décembre par l’Opep+.

Le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a déclaré que les tendances actuelles en matière d’hospitalisation pourraient forcer les autorités à interdire la restauration en salle à New York et que des fermetures pourraient suivre dans les régions de l’Etat de New York où les hôpitaux atteignent 90% de saturation de leurs capacités.

Les inquiétudes ont également été exacerbées après que le Danemark ait annoncé un verrouillage partiel dans les zones luttant pour réduire la propagation.

«L’une des raisons de la baisse des prix du pétrole ce matin est certainement l’escalade de la pandémie, qui va freiner la croissance à court terme», a ainsi déclaré Pan Jingyi, stratège principal du marché chez IG Singapour, à S&P Global Platts.

Le marché est suspendu par ailleurs au projet de loi de relance américain, considéré comme indispensable à la reprise économique américaine et à la demande de pétrole qui en résulte.

«Si les discussions sur les mesures de relance budgétaire aux Etats-Unis portent des fruits, alors ce serait positif pour le pétrole, mais sinon le marché continuera à ruminer sur les mêmes questions concernant la pandémie», estiment des analystes cités par Bloomberg.

Selon d’autres analyses répercutées par le site Oil price, les prix du pétrole devraient débuter la nouvelle année de manière volatile, la prochaine réunion du groupe OPEP+ sur la politique de production étant prévue pour le premier jour de négociation, le 4 janvier, a rapporté lundi Argus, citant des délégués de l’alliance OPEP+.

Le groupe a réussi à éviter un résultat sans accord lors de ses réunions de la semaine dernière, qui se sont poursuivies pendant des jours au milieu de désaccords sur la façon dont l’OPEP et ses partenaires non-OPEP dirigés par la Russie agiraient l’année prochaine, la pandémie faisant toujours baisser la demande de carburant dans le monde.

Le plan initial pour une augmentation de 2 millions de b/j de la production de l’OPEP+ à partir de janvier a été édulcoré en une augmentation de 500 000 b/j pour janvier dans un accord de compromis salutaire pour l’alliance.

La baisse de production totale pour janvier sera ainsi de 7,2 millions de b/j, contre 7,7 millions de b/j actuellement, alors que les ministres ont décidé de tenir des réunions mensuelles pour déterminer la politique de production pétrolière pour le mois suivant.

Lors de sa prochaine réunion au mois de janvier, l’OPEP+ et ses groupes de surveillance disposeront de plus d’informations sur la manière dont les verrouillages et le renouvellement des restrictions en Europe et aux Etats-Unis auront affecté la demande mondiale de pétrole au cours des derniers mois de cette année.

L’alliance pourrait également avoir plus d’informations sur le maintien de la récente vigueur de la demande de pétrole brut en Asie, et pourrait alors agir en conséquence.


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