Installation d’un Conseil supérieur de la chasse



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La chasse a été ré-autorisée en Algérie au mois de septembre dernier, après 25 ans de suspension. Pour exploiter pleinement ce segment prometteur, l’Etat compte à présent rendre efficient le dispositif de régulation et d’accompagnement des chasseurs, à travers l’installation, hier samedi, d’un Conseil supérieur de la chasse et du patrimoine cynégétique.
Massiva Zehraoui- Alger (Le Soir) – L’installation officielle de ce conseil a été faite par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, au siège de son ministère. Hamid Hamdani considère qu’au-delà de son aspect récréatif, «la chasse joue un rôle crucial dans la préservation de l’équilibre environnemental». La mise en place d’un Conseil supérieur de la chasse représente, d’ailleurs, pour lui, une forme de consécration qui vient clore une période de crise aiguë pour cette activité. Crise dont les conséquences ont fortement «compromis l’exploitation des nombreuses zones de chasse», soutient-il. Sa mission sera de rétablir les mécanismes qui régulent cette pratique. Mais surtout, «mettre un terme à la chasse anarchique». Ce conseil sera ainsi chargé de définir les territoires où la chasse sera autorisée, ou encore établir la liste des espèces protégées dont la chasse est interdite. Hamid Hamdani a, dans ce contexte, encensé les efforts fournis par les parties prenantes de cette branche «pour permettre la réorganisation de cette activité et permettre à tous les chasseurs de s’adonner à leur sport dans un environnement propice».
Soulignant l’importance de ce conseil, le président de la Fédération nationale des chasseurs, Ammar Ezzahi, a déclaré en marge de cette réunion que celui-ci «représente le plus haut sommet de la loi qui régit la pratique de la chasse». Et pour cause, dit-il, «il est composé de 24 personnes relevant de divers secteurs d’activité, du ministère de la Défense à celui de l’Intérieur». Il précise que le rôle du Conseil supérieur de la chasse se résume à «la sauvegarde du patrimoine cynégétique, en suivant la gestion de l’activité de la chasse avec des spécialistes et des chasseurs de terrain». Ammar Ezzahi relève que l’installation dudit Conseil supérieur est une avancée salutaire. Il fait cependant observer que le problème qui subsiste actuellement se situe au niveau des moyens matériels dont disposent les chasseurs. «Les fusils utilisés par la plupart d’entre eux sont usés et surannés.» Chose qui ne facilite pas le travail des chasseurs, car le but de ce conseil est aussi de «faire sortir les initiés de cette activité qu’est la chasse de la marginalisation», soutient-il. Le directeur général des forêts, Ali Mahmoudi, a, pour sa part , exposé les attributions de ce conseil. «C’est un outil important dans le sens où il va permettre d’organiser cette activité au niveau des daïras, des communes et des wilayas», a-t-il souligné.
Il déterminera, par ailleurs, le nombre de gibiers ainsi que les espèces que les personnes détentrices d’une licence de chasse pourront chasser. Ali Mahmoudi fait savoir toutefois que les chasseurs qui ne tiendront pas compte de ces règles «seront évidemment exposés à des sanctions».
Les intervenants ont, par ailleurs, fait une liste exhaustive des missions qui seront prises en charge par le Conseil supérieur de la chasse. Il s’agit, entre autres, d’évaluer et d’adopter les règlements intérieurs, de rendre la chasse effective, et d’arriver à une bonne gestion du patrimoine cynégétique.
M. Z.


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