Importation de véhicules

Tirs groupés contre Ferhat Aït Ali



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Lors d’une séance plénière au Conseil de la nation, consacrée aux questions orales des membres du gouvernement, le sénateur a évoqué «le mauvais choix» qu’a adopté le ministère de l’Industrie en donnant des agréments pour l’importation de véhicules neufs pour 2 milliards de dollars.

L’importation des véhicules neufs a provoqué jeudi dernier une prise de bec et un échange d’accusations entre le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, et le sénateur FLN Abdelouahab Ben Zaim, qui a affiché son intention d’interroger le gouvernement dans le cas où les importations de véhicules neufs se poursuivent.

Lors d’une séance plénière au Conseil de la nation, consacrée aux questions orales des membres du gouvernement, le sénateur a évoqué «le mauvais choix» qu’a adopté le ministère de l’Industrie en donnant des agréments pour l’importation de véhicules neufs pour 2 milliards de dollars.

Il a qualifié ce choix de «facile» en se demandant pourquoi ne pas laisser les citoyens choisir leurs propres véhicules ? Le même sénateur a souligné que lors de l’opération d’importation, «le Trésor ne gagnera rien», si «ce n’est la consommation du reste des réserves de change et la destruction des PME du secteur de la sous-traitance».

Ben Zaïm a exhorté le ministre «de cesser les opérations d’importation et de se concentrer sur les problèmes de l’industrie nationale, notamment les entreprises qui connaissent des difficultés : l’Eniem et ENIE».

Dans sa réponse au sénateur, le ministre de l’Industrie n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Lui qui a indiqué que l’interrogation du gouvernement est un droit constitutionnel, a appelé Ben Zaim a entamé la procédure quand il le souhaite.

Selon Aït Ali, des «groupe douteux»   mènent «une campagne, depuis la ville française de Marseille», contre ce qui est fait actuellement dans le secteur et engagent des canaux locaux «sous la protection d’un faux nationalisme». «Je reçois des étrangers qui essayent de faire pression au profit de ces groupes douteux, et quand ils ne réussissent pas, ils mènent une campagne à travers les médias, ou bien leurs émissaires dans le pays», a indiqué Aït Ali.

S’agissant des agréments, le ministre de l’Industrie a souligné que c’est «le comité interministériel qui a donné les agréments dans le cadre de la loi». Il a expliqué que cette opération d’octroi d’agrément d’importation de véhicules neufs, dont les étrangers ne sont pas concernés, se poursuivra pour chaque Algérien avec capitaux locaux qui remplit les conditions du cahier des charges.

Aït Ali a tenu de rappeler au sénateur que «lorsque des opérateurs éphémères ont importé pour 12 milliards de dollars, il n’y avait pas de problème», et maintenant «lorsque ces deux milliards seront consacrés à l’importation des véhicules neufs avec de conditions meilleures, et qui apporteront 1 milliard de dollars au Trésor public, ils essayent de lancer une campagne contre le secteur».

Avant de quitter la salle, Aït Ali a lâché : «L’Etat n’est pas là pour alimenter un marché parallèle, qui se nourrit avec de l’argent qui provient des différents crimes de surfacturation et autres.»

L’importation des véhicules de moins de 3 ans est une prime à l’informel

Abdelouahab Ben Zaïm avait auparavant interrogé le ministre sur les importations des voitures de moins de 3 ans, en lui rappelant que l’autorisation de l’importation des voitures de moins de 3 ans a été consacrée par la loi de finances de 2020, et que les citoyens attendent les textes d’application.

Le ministre de l’Industrie, lui, fait alors savoir qu’«il y a plusieurs paramètres techniques, financiers et juridiques qui ont empêché la mise en place des textes d’application de cette loi».

En reconnaissant l’incapacité du gouvernement de mettre en place de ces textes, en raison notamment de la réglementation de la Banque d’Algérie qui interdit l’importation en devise par les particuliers, Ferhat Aït Ali a expliqué que cette situation enflammera et financera le marché parallèle, qui est alimenté par différents types d’argent sale.

Selon le ministre, les voitures de moins de 3 ans ne coûtent pas moins de 30% du prix d’un véhicule neuf, et le processus des importations les rendra plus chers que les véhicules neufs. «S’il y a un membre du Parlement qui nous propose des solutions à toutes ces entraves, nous sommes preneurs.»

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a, de son côté, demandé mercredi dernier lors de la réunion du gouvernement «l’exigence de transparence dans ce domaine» d’octroi des agréments, tout en appelant à l’accélération «du traitement des dossiers des concessionnaires et des constructeurs de véhicules et de motocycles introduits au niveau du comité technique placé auprès de son secteur».

D’autres sénateurs ont sollicité le ministre de l’Industrie sur la réhabilitation des zones industrielles, notamment dans les wilayas de Jijel et Annaba.

Dans sa réponse, Aït Ali a indiqué que l’Etat a dépensé 3 milliards de dinars pour la préparation des zones industrielles, mais jusqu’à présent, la grande majorité d’entre elles ne sont pas encore réhabilitées pour plusieurs raisons de gestion et de manque de vision.

Le ministre à laissé entendre que la préparation des zones risque de prendre encore du temps, notamment vu la crise financière que connaît le pays. «Nous les étudions au cas par cas selon l’urgence des investissements», a-t-il souligné. 


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