Les Algériens à la CAF et la FIFA

Tout se décidera le 12 mars



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La présence des dirigeants algériens dans les deux plus importantes instances footballistiques continentales et internationales n’a jamais été à la hauteur de la puissance du pays qu’ils représentent, ni aux moyens mis à leur disposition comparativement à de nombreux dirigeants africains confortablement installés au sein des organes et instances de la CAF sans que leur pays et leur fédération disposent d’atouts supérieurs aux nôtres sur divers plans.

Le débat sur la présence de représentants algériens au niveau des organes exécutifs refait surface à la veille de chaque échéance électorale à la CAF et à la FIFA.

La candidature du président de la FAF, Kheireddine Zetchi, à un poste au comité exécutif (Comex) de la FIFA pour le mandat 2021-2024 est une occasion d’ouvrir le livre des candidatures algériennes à l’organe exécutif des deux instances (CAF-FIFA).

Le premier Algérien à avoir eu l’insigne honneur de siéger au comité exécutif de la CAF est le docteur Mohand Arezki Maouche (1925-1971), ancien président de la FAF de 1963 à 1965.

Il a rejoint le Comex de la CAF en 1969. Il est décédé dans un crash d’avion survenu le 2 janvier 1971 sur le territoire libyen, alors qu’il se rendait au Caire pour une réunion de l’exécutif de la CAF.

Traversée du désert

De 1971 jusqu’à 2004, il n’y a plus eu de représentant de la FAF au comité exécutif de la CAF. Durant cette longue traversée du désert, qui a duré 33 ans, deux dirigeants algériens se sont portés candidats aux Comex de la CAF. Le premier, c’est Larbi Brik, qui a succédé à Rachid Harraigue, assassiné en janvier 1995, à la tête de la FAF et s’est porté candidat sans succès à l’élection au comité exécutif en 1996.

En 2000, c’est au tour de Rachid Mekhloufi de se lancer dans la course. A l’assemblée générale de la CAF tenue au Palais des congrès à Accra (Ghana), l’ancien joueur de la glorieuse équipe du FLN et sélectionneur de l’équipe nationale n’a pas obtenu les voix nécessaires pour intégrer le Comex de la CAF.

A la décharge des deux malheureux candidats algériens, il était extrêmement difficile en ces temps-là de se frayer le chemin pour rejoindre le cercle fermé de l’organe exécutif de l’instance continentale. Mohamed Raouraoua allait briser ce barrage dressé devant les Algériens.

En 2004, en marge de la CAN organisée en Tunisie, il a présenté sa candidature et a conquis haut la main une place au Comex de la CAF, où il est resté membre jusqu’en 2017, année où il a perdu sa place au profit du Marocain Fouzi Lakjaa. Après sept ans de présence au Comex de la CAF (2004-2011), il s’est lancé dans la course au Comex de la FIFA.

Les délégués africains avaient rendez-vous à Khartoum pour élire leurs représentants au Comex de la CAF et de la FIFA. Les jours qui ont précédé l’heure H ont été marqués par une intense activité.

Le secrétaire général de la FIFA, Jérôme Valque (2007-2015), s’est impliqué en conseillant à des délégués «de donner leurs voix au Sud-Africain Danny Jordan et pas à l’Algérien Mohamed Raouraoua». Ce dernier a été informé que le secrétaire général de la FIFA a glissé la consigne.

Jérôme Valque, ami et très proche du Sud-Africain, qui était le président du comité d’organisation de la Coupe du monde 2010 au pays de Nelson Mandela, s’est fait siffler les oreilles par l’Algérien via un texto et une communication téléphonique très musclée.

Résultat des courses, Mohamed Raouraoua a battu le Sud-Africain à plate couture et a arraché une place au comité exécutif de la FIFA en 2011. En 2015, il n’a pas postulé pour un second mandat au Comex de la FIFA.

Raouraoua perd son poste au Comex

Deux ans plus tard (2017), il a perdu son poste au Comex de la CAF au profit du Marocain Fouzi Lakjaa. Avec l’arrivée de la nouvelle direction à la tête de la fédération en mars 2017, la FAF a désigné Bachir Ould Zmirli, membre du bureau fédéral, comme candidat de la FAF au poste de membre du Comex de la FAF. Il n’a pu défendre ses chances au motif que le dossier de candidature est arrivé hors délai au siège de la CAF.

En 2019, il y a eu une autre tentative. Amar Bahloul, membre du bureau fédéral, s’est présenté à l’élection du Comex et a, malheureusement, été battu par le délégué libyen.

Le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, a décidé de se lancer dans la course à l’élection au Comex de la FIFA. Il est confiant au sujet de ses chances d’arracher un des deux sièges en jeu. Le 12 mars prochain il sera fixé sur son avenir au Comex de la FIFA. 


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