Une véritable bombe à retardement



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Dans une atmosphère populeuse et presque anxiogène, le marché de voitures de Sétif, qui revient après une année de mise en berne, flirte avec le Covid-19. Avec ou sans masque, vendeurs, acheteurs, démarcheurs et même malfaiteurs se côtoient dans ce lieu d’interaction économique.
De visu, l’on note que les gestes barrières tels que la distanciation physique ou le port de la bavette ne sont plus d’actualité. Pis, certains éprouvent un malin plaisir à se serrer la main et comme si cela ne suffisait pas, ils s’échangent les gobelets de café et de thé achetés auprès de vendeurs ambulants. Pour accéder au terrain destiné à l'achat et à la vente de véhicules, les milliers de visiteurs doivent arpenter une voie large de trois à quatre mètres seulement où sont entassés de part et d'autre des dizaines d'étals. On y vend toutes sortes de marchandises, vêtements, produits alimentaires, électroménagers, ustensiles de cuisine, pièces détachées... en passant par la vente d'oiseaux, sans oublier la présence des éternelles gargotes prises d'assaut par les visiteurs et d'où se dégagent des fumées à vous couper le souffle.
Les milliers de personnes qui déambulent dans cet espace ne portent aucun masque et la configuration du site avec des resserrements de passage provoque des «embouteillages» avec une évidente promiscuité entre ceux qui rentrent et ceux qui sortent. Une situation qui risque de faire monter la courbe des contaminations, surtout que la majorité des visiteurs proviennent de plusieurs wilayas du pays. Et dire que dans l’arrêté n° 596 promulgué par le président de l’APC de Sétif portant sur la réouverture du marché hebdomadaire de voitures et notamment dans l’article 2, il est écrit noir sur blanc que le locataire du marché est tenu d’appliquer sans exception toutes les recommandations contenues dans le protocole sanitaire, de respecter la distanciation sociale et d’interdire l’accès du marché aux personnes ne portant pas de masque, faute de quoi, l’APC procèdera à la fermeture immédiate de ce lieu. Chose improbable de la part d’une Assemblée communale qui ne se soucie guère du sort de ses concitoyens. « Devant des considérations purement mercantiles, l’APC de Sétif ne pourra prendre aucune mesure à l’encontre du locataire du marché», dira un habitant de la cité Laïd-Dahoui, lieu où est implanté le marché de voitures. Et ce dernier d’enchaîner : «Les autorités ne font rien pour parer à cette situation. Je me demande si elles attendent que des centaines de cas de Covid-19 soient déclarés pour venir jouer aux pompiers. »
Notons qu’une pétition, réunissant les signatures de dizaines d’habitants des cités jouxtant le marché de voitures, est en préparation pour être envoyée au wali de Sétif, afin de demander sa fermeture définitive ou sa délocalisation vers un endroit plus spacieux et mieux aménagé vu que son emplacement actuel n’est plus adéquat car situé en pleine zone urbaine et entouré d’habitations.
La balle est dans le camp des responsables de la wilaya qui doivent intervenir le plus rapidement possible pour éviter une véritable crise sanitaire à Sétif qui pourrait s’étendre à d’autres wilayas surtout avec l’apparition du variant britannique dans notre pays.
Imed Sellami

Des opérateurs économiques indélicats épinglés par la douane
Les services de la Direction régionale des douanes de Sétif sont, dans le cadre de leurs missions, notamment celle relative au contrôle douanier sur les échanges du commerce extérieur à l’import/export, parvenus à relever deux infractions majeures commises par deux opérateurs économiques.
Ces deux affaires ont été traitées par l’inspection divisionnaire des douanes de Bordj-Bou-Arréridj. La première infraction est liée à une fausse déclaration de valeur qui a été approuvée par une expertise judiciaire concernant deux déclarations globales de l’ordre de 53.093.035 DA l’unité alors que l’expertise judiciaire avait conclu à 32.451.489 la valeur de l’unité. Le communiqué de la douane ne donne aucune précision sur la nature de la marchandise importée.
A cet effet, les services des douanes ont procédé à l’établissement d’un procès-verbal de constat et adressé aux instances judiciaires territorialement compétentes. Les douaniers ont également procédé à la confiscation du corps du délit et au dressement d’une amende égale à quatre fois la valeur de la marchandise confisquée soit 259.611.270 DA.
La deuxième infraction relevée toujours par les douaniers de Bordj-Bou-Arréridj concerne deux déclarations de dédouanement de marchandise avec un registre de commerce non applicable, en utilisant une fausse dénomination commerciale sur la facture relative à l'importation de 1.820.000 bavettes à usage médical qui ont été déclarées comme étant des bavettes ordinaires, à l'issue de la visite ordinaire et d’expertise.
La valeur globale de la marchandise est estimée à: 29.895.404,28 DA. L’infraction commise par l’opérateur économique est passible de la confiscation de la marchandise corps du délit, et une amende égale à une fois la valeur de la marchandise confisquée, soit un montant global des pénalités encourues estimé à 29.895.404,28 DA.
Imed Sellami


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