Béjaïa

 Le mouvement reprend ses repères



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Aucune présence policière aujourd’hui dans les rues à Béjaïa. «C’est intriguant !» nous susurre un manifestant qui a appris qu’à Bouira, par exemple, ce n’est pas le cas.

Le positionnement, la veille, des policiers au carrefour d’Amriw et les alentours de la maison de la culture avait fait croire pourtant au risque d’empêchement de la manif.

La marche hebdomadaire s’est déroulée sans le moindre couac, si ce n’est la persistance de certains slogans qui dérangent une partie des manifestants pour être perçus comme attentatoires à l’unité du mouvement ou à l’intégrité de l’Etat. «Les partis politiques à la poubelle !» a crié un groupe de jeunes, sans faire de vagues. Mais, le slogan, scandé lors de la marche de la communauté universitaire de mardi passé, indispose les centaines de manifestants qui réinvestissent la rue sans se détacher de leur chapelle politique, essentiellement du RCD, PST, FFS et PT, même si l’on ne met pas en avant les sigles. Des slogans que l’on suspecte porter des visées inavouées du courant islamiste ont provoqué hier encore, après l’épisode plus mouvementé de mardi dernier, la protestation de quelques marcheurs, ce qui a créé des altercations verbales brèves et vite éteintes. Mardi, pour rappel, les étudiants avaient riposté en criant «Ni Etat islamiste, ni Etat militaire, Algérie libre et démocratique». La polémique autour des tentatives d’accaparement du mouvement par le courant islamiste continue de mettre aux prises ceux qui crient haro sur Rachad et ceux qui croient qu’il faut savoir raison garder soutenant que le danger supposé de ce mouvement n’est qu’une vue d’esprit. Bref. Le mouvement se voit traversé par de gros soupçons de manipulation. En tout cas, les foules des marches de vendredi reprennent progressivement leurs marques. Hier, une partie des tambourinaires du mouvement est de retour pour redonner du rythme aux manifestations qui ont de la peine à s’extirper du cachet folklorique qui leur colle. Les familles aussi reviennent, timidement mais progressivement, dans la rue. Le projet de loi sur la déchéance de la nationalité examiné par le gouvernement a été décrié par les manifestants qui ont scandé ce nouveau slogan, adapté à l’actualité : «Ma tkhaoufounache bel djinsia, rabatna el miziriya» (vous ne nous faites pas peur avec la nationalité, nous avons grandi dans la misère). Tout ce monde montre sa conviction de devoir continuer à exercer la pression sur les tenants du pouvoir, même si l’on risque de s’enliser dans la routine des marches et de rester confiné dans la logique d’un mouvement à réaction.


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