Les petits charretiers d’un FLN d’arrière-garde



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Simple poussée de fièvre ou véritable pathologie existentielle en train de ronger en profondeur ? Comme toujours, les diagnostics concernant les querelles cycliques du FLN se multiplient chaque fois à son chevet mais se contredisent tout le temps. En effet, selon les sensibilités politiques, certains lui prédisent l’agonie quand d’autres, plus réservés, soulignent qu’il survivra quels que soient ses désaccords internes et cela grâce essentiellement à la tutelle du système.
Décidément, cet appareil qui, par ailleurs, a toujours empêché par sa déplorable autocensure l’État de faire sa mue continue de susciter des excès de commentaires relatifs aux crises d’ego de bon nombre de faux militants. Souligner au passage cette culture du putschisme pratiquée une demi-douzaine de fois en une trentaine d’années revient à dire simplement que le «sang bleu» du militantisme sérieux est certainement plus rare dans ses rangs que les tares de l’affairisme véreux et du complotisme qui vont avec lorsque la nécessité s’impose à ces «élus».
Comme d’ailleurs l’avaient noté les mémorialistes des années troubles allant de 1962 à 1965, le FLN avait été dès l’origine «tout et n’importe quoi» sauf le creuset fédérateur des véritables sensibilités nationales. Conçu par la conjuration d’un clan (groupe de Tlemcen), il fonctionna constamment sur la base du sectarisme et de la stigmatisation mais aussi du recours gravissime à des épurations. Depuis, près d’un demi-siècle après le fameux congrès de 1964 d’où même Ferhat Abbas en fut exclu, le bréviaire de la même machine politique n’a que peu évolué de notre temps.
C’est ainsi que dans ses rangs, il était courant de se référer au dogme de la «ligne rouge» lorsque certains politiciens osaient critiquer la praxis des leaders. Et que dire de la vantardise du «Front» se revendiquant d’être le «parti aux ordres» ! Mais de la part de qui recevait-il les feux verts ? Hélas, à cette interrogation, le trop sérieux militant qu’était Boualem Benhamouda allait par la suite clarifier les sens en préférant parler de la «maison de l’obéissance» tout juste pour se dédouaner du limogeage de Mehri. C’est que l’on «oublie» par paresse que, dans cette maison de la politique, le fait d’emprunter les sentiers de la réflexion autonome pouvait vous coûter le délit de «déviant». De nos jours, et malgré le contexte actuel, ce FLN-ci ne s’est presque pas départi des procédés inquisitoires à l’origine de sa violente vie interne.
Tel qu’en lui-même comme au temps où il gouvernait sans partage, le FLN n’a eu de cesse de trancher dans le moindre débat par la conspiration et les règlements de compte dans les styles des baltaguia. En cela, il ne devait guère modifier en quelque sorte son image publique dès lors que les cimes de l’État étaient elles-mêmes prêtes à toutes les transgressions. Et c’est grâce à cette drôle d’alma mater que fut l’université populaire de ce parti qu’une génération de dignitaires a fait ses classes pour ensuite s’élever dans la hiérarchie des privilèges et dans le même temps acquérir une vulgaire autodéfense les prémunissant des disgrâces.
En somme, ce qui vient de se passer les jours écoulés illustre la pitoyable clochardisation de notre classe politique. En effet, avec son lot d’arguties prétendument réglementaires et de la chasse aux sorcières, le spectacle n’était qu’un remake datant de quelques mois à peine, c’est-à-dire lorsque «d’augustes» parlementaires du FLN chassèrent le 3e personnage de l’État. Une fois de plus, les ultras du parti s’estimèrent dans leur bon droit d’user de la pression physique au prétexte que l’ordre… politique était menacé. Voilà la significative justification que l’on retrouve cycliquement depuis 2004 et la destitution de Benflis, alors secrétaire général. D’ailleurs, les spécialistes en sociologie politique sont, quelque part, d’accord pour qualifier le FLN de cas atypique. Autrement dit, celui d’un appareil réfractaire à la culture du compromis et plutôt enclin à la réfutation quand les vis-à-vis suggèrent de réformer la ligne politique en vigueur et lui substituer de nouvelles réponses en conformité avec le contexte.
Certes, les séquences ayant jalonné son parcours en tant que parti ont peu à voir les unes par rapport aux autres sauf celle de l’idée fixe consistant à gouverner sans partage. Avec une si haute prétention, ce parti se révéla pourtant incapable de satisfaire l’opinion et même l’élite nationale. D’ailleurs, en dépit de toutes les séquences rocambolesques qui renseignèrent sur son extrême indigence politique, l’on continue à cette heure encore à se demander pour quelle raison certains mandarins osent plastronner à tout propos que le FLN  était le seul parti de l’Algérie et qu’en aucun cas sa prééminence ne doit être contestée». Probablement ceux-là se réfugient-ils encore dans l’oracle de Bouteflika quand il qualifia le multipartisme de «maladie du désordre» en lui opposant le FLN comme référence historique du militantisme.
Il est vrai que, sous la férule de «l’Ex», ce parti était devenu le sas principal du régime au point de muter en se contentant de bricoler jusqu’à ne plus être la grande école qu’il devait incarner. Recalé à moitié par le palais, il fut dès 2012 obligé de se retrouver paritairement en binôme avec le RND. Or, le Belkhadem du FLN et le Ouyahia d’en face, parce qu’ils constituaient un équilibre pernicieux, contraignirent l’ex-Président à l’opération de déstabilisation qui les envoya au placard. C’est ainsi qu’avec la promotion d’un Saâdani, le FLN allait entamer une «nouvelle ère». Celle du discrédit quotidien et de la dérision dans toutes les chaumières du pays !
Même le limogeage de cet impossible nervi et son remplacement par un octogénaire affabulateur et flagorneur n’auront pas suffi à redonner des couleurs patriotiques à ce sigle. Depuis, le FLN allait connaître coup sur coup des dérapages relevant des discrédits les plus infâmes. Et pour cause, il est semblable à un monolithe pour qui il est difficile de retirer les apparences sans le faire disparaître à jamais.
C’est pour cette raison que sa disparition est peut-être hypothétique dans cette Algérie se prétendant «nouvelle» alors qu’elle fait peu d’efforts pour retrouver une nouvelle «innocence».
B. H.


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