Début du DIMAJAZZ à Constantine

Hard Bop et Calypso à l'honneur



Le coup d'envoi de la dixième édition du Festival international du jazz de Constantine, Dimjazz a été donné jeudi soir au Théâtre régional de la ville des ponts. Une édition vécue par les organisateurs comme un véritable acquis.

Constantine
De notre envoyé spécial

 

« Nous en sommes fiers. Le festival est né comme un graine parmi des amis attachés à leur identité, amoureux de leur ville et ouverts sur le monde. Le festival est un acquis pour tous les algériens », a déclaré lors de la soirée d'ouverture, Zoheir Bouzid, commissaire du Dimajazz. Il a rendu hommage à titre posthume à Aziz Djemam et Adel Merrouche, parmi les fondateurs du festival. Hommage a été également rendu par le ministère de la Culture à Adel Merrouche, à l'occasion de la Journée nationale de l'artiste.

« Nous croyons, avec la célébration cette année du cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, que le culture en général et le jazz en particulier sont un symbole de la liberté », a ajouté Zoheir Bouzid. « Vibrez sur les cordes du pont » est l'appel lancé pour le Dimajazz 2012 qui se déroulera jusqu'au 23 juin au Théâtre régional et au Palais de la culture Malek Haddad. Un palais qui attend toujours la désignation d'un nouveau directeur.

La salle de ce Palais a été choisie pour accueillir à partir de samedi 16 juin et jusqu'au 20 du même mois les concerts des jeunes groupes de musiques en section Off. Il s'agit de Algorithme (Jijel), Freeklane (Alger), Cassiopée (Oran), Ilusion and Hadjer (Constantine), Black Rock Garden (Boumerdes) et Caméléon (Alger). Jeudi soir, Mourad Benhamou, batteur franco-algérien, et les Jazz workers, ont été les premiers à monter sur scène.

Accompagné de Pierre Chirstophe au piano, Fabien Mary à la trompette, Fabien Marcoz à la contrebasse, David Sauzay, à la flûte et au saxophone ténor ainsi que de Jean-Luc Di Fraya aux percussions et au chant, Mourad Benhammou, adepte convaincu du style Hard bop, a interprété des morceaux connus du jazz : Caravan » de Duke Ellington, « The king swings » de John Williams, « Smart set » de Roy Brooks...Il a également joué des compositions de son quintet tels que « Too short » et « Perk's snare », en hommage au batteur américain Walter Perkins, décédé en 2004. Batteur que Mourad Benhammou avait rencontré à New York.

Le concert a été clôturé par le festif « Funji Mama » qu'a composé par le musicain américain Jimmy Smith. L'un des maîtres de steelpan (instrument idiophone), l'américain Andy Narrel a pris ensuite le relais avec un programme de jazz et de calypso, la musique des Caraïbes (Voir les photos de Souhil Baghdadi dans le film sur ce site).

Entouré du célèbre bassiste mauricien Linley Marthe (un des compagnons du regretté Zoe Zawinul sur scène) et de la chanteuse et pianiste cubaine Janysett Mcpherson, Andy Narrel a repris des extraits de ses grands projets musicaux tels que « University of Calypso », réalisé avec Paquito D'Rivera, Gregory Jones et Dario Eskenazi, et Tatoom auquel a participé Luis Conte et Mike Stern.

Andy Narell a produit une dizaine d'album depuis trente ans : « Stickman », « Slow motion », « Behind the bridge », « Fire the Engine »...Il a également travaillé avec des aristes comme Marcus Miller pour « The Sun don't lie » (« le soleil ne ment pas ») et Mike Marshall pour « Brazil duets ». Andy Narell, qui a appris le jeu du steelpan au Queens à New York, a adapté cet instrument dont l'origine est Trinité et Tobaggo, a plusieurs formes musicales.

« Au début, le steelpan n'offrait que de la rythmique. Ensuite, il a évolué pour être associé à des musiques d'orchestre. C'est également un instrument pour le jazz et à la musique du monde. J'essaie de l'impliquer partout. Il m'arrive de composer des morceaux pour les grandes steelbands. J'essaie d'explorer toutes ses possibilités », nous a-t-il déclaré après le spectacle.


 


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